ERFURT.
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se promirent d’être un jour plus que des amis, mais des frères. Octob. îeos.Une expression toute nouvelle de contentement éclata sur leurvisage, et plus que jamais ils parurent enchantés l’un del’autre
On était au 12 octobre; il fallait résoudre enfin les dernières convention
secrète
difficultés de rédaction. Les deux empereurs avaient donné à .^ Erfurt^leurs ministres, MM. de Romanzoif et de Champagny, l’autori- octobre,sation de conclure, et le 12 ils se mirent d’accord sur la con-vention suivante, qui dut rester profondément secrète.
Les empereurs de France et de Russie renouvelaient leuralliance d’une manière solennelle, et s’engageaient à faire encommun, soit la paix, soit la guerre.
Toute ouverture parvenue à l’un des deux devait être com-muniquée sur-le-champ à l’autre, et ne recevoir qu’une réponsecommune et concertée.
Les deux empereurs convenaient d’adresser à l’Angleterreune proposition solennelle de paix , proposition immédiate,publique, et aussi éclatante que possible, afin de rendre lerefus plus difficile au cabinet britannique.
La base des négociations devait être Vuti possidetis.
La France ne devait consentir qu’à une paix qui assureraità la Russie la Finlande, la Yalachie et la Moldavie.
La Russie ne devait consentir qu’à une paix qui assureraità la France, indépendamment de tout ce qu’elle possédait, lacouronne d’Espagne sur la tête du roi Joseph.
Immédiatement après la signature de la convention, laRussie pourrait commencer auprès de la Porte les démarchesnécessaires pour obtenir, par la paix ou par la guerre, lesdeux provinces du Danube; mais les plénipotentiaires (et c’étaitla transaction convenue sur le point principal), les plénipoten-tiaires et agents des deux puissances s'entendraient sur le lan-
1 J’ai bien des fois, dans ma jeunesse, recueilli ce récit de la bouchetnême de M. de Talleyrand, et, en le confrontant avec les pièces officielles,j’ai pu constater à quel point il était vrai.