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[Vol. 5.]
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LIVRE XXXII.

ÿctob. 1808 .

Kmpresse-ment)de M. deRomanzoft' àfaire apposerles signaturessur iaconventiond’Erfurt.

Fin

de l’entrevueet

témoignages

qui

la terminent.

gage à tenir, afin de ne pas compromettre l’amitié existant entrela France et la Porte.

De plus, si, pour l’acquisition des provinces du Danube,la Russie rencontrait l’Autriche comme ennemie armée, oubien si, pour ce qu’elle faisait de son côté en Italie ou enEspagne, la France était exposée à une rupture avec l’Autriche,la France et la Russie fourniraient leurs contingents de forcescontre cette puissance, et feraient une guerre commune.

Enfin si la guerre et non la paix venait à sortir de la con-férence d’Erfurt, les deux empereurs promettaient de se revoirdans l’espace d’une année.

Telle fut la rédaction à laquelle s’arrêtèrent MM. de Cham-pagny et de Romanzoff, le 12 octobre au matin. La phraseambiguë sur les précautions à observer pour ne pas troublerl’union existant entre la France et la Porte, était une manièred’affranchir la Russie de tout délai, et de faire pourtant qu’onn’aglt pas trop brusquement à Constantinople, au point derendre impossibles dès leur début les négociations qu’on allaitentreprendre à Londres.

A peine M. de Romanzoff avait-il arraché des mains du mi-nistre français cette proie si désirée, qu’il voulut s’en assurerla possession définitive en obtenant les signatures à l’instantmême. Cependant il fallait transcrire deux copies de ce nou-veau traité secret : il n’eut pas la patience d’attendre qu’onles eût transcrites à la chancellerie de M. de Champagny, et,pour plus de célérité, on en exécuta une chez lui. Aussitôtces copies achevées, il vint en toute hâte dans l’après-midiles faire signer à M. de Champagny, et courut ivre de joie lesporter à son maître.

L’entrevue d’Erfurt avait atteint son but; les deux empereursétaient d’accord, et surtout paraissaient l’être. Alexandrecroyait tenir enfin la Valachie et la Moldavie; Napoléon croyaittenir le jeune empereur, assez du moins pour qu’aucune coa-lition ne fût possible, assez pour n’avoir rien à craindre de