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[Vol. 5.]
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l’Autriche jusqu’au printemps prochain. Il espérait même quela paix pourrait naître de cette étroite alliance publiquementproclamée entre les deux plus grandes puissances de l’uni-vers. Aux fâcheux récits de Baylen, il avait substitué, dansles entretiens de l’Europe, le récit merveilleux de l’assembléede rois tenue à Erfurt. Les deux monarques étaient parfaite-ment contents l’un de l’autre ; une plus douce union semblaitdevoir s’ajouter un jour à l’union toute politique qui les liaitdésormais. 11 fut décidé qu’on donnerait encore le 13 à l’inti-mité, le 14 à la séparation, et qu’on emploierait ces dernièresjournées à multiplier les témoignages, et à combler de pré-sents les serviteurs de l’une et l’autre cour. Voyant bien queM. de Tolsloy avait trop à Paris l’altitude d’un soldat, Alexandreétait convenu de le remplacer par le vieux prince Kourakin,courtisan obséquieux, incapable de brouiller son maître avecNapoléon, et actuellement ambassadeur à Vienne. Mais il futconvenu aussi que, pour suivre de plus près les négociationsavec l’Angleterre, et ne retarder que le moins possible lesdémarches auprès de la Porte, M. de RomanzofF se rendraitlui-même à Paris afin de recevoir les réponses, faire les répli-ques, sans autre délai que le temps nécessaire pour aller deLondres à Paris. Napoléon rédigea même à Erfurt, de sapropre main, la lettre commune au roi d’Angleterre qui devaitêtre signée des deux empereurs, et les notes à l’appui, defaçon à prévenir toute longueur.

M. de Tolstoy était à Erfurt. Napoléon voulut y recevoir seslettres de recréance, et lui donner des marques de faveur, quiôtassent à sa révocation toute apparence de disgrâce. Il lui fitcadeau des porcelaines de Sèvres et des tapisseries des Gobe-lins qui avaient orné son habitation à Erfurt. Il combla de pré-sents et de décorations tout l’entourage d’Alexandre. Alexandrene se montra pas moins magnifique, conféra le cordon de Saint-André aux principaux personnages de la cour de Napoléon,et prodigua les portraits, les tabatières et les diamants.

TOSI, ix. 18

Octob. 1808-

M. deRoinanznU -destine hse rendreà Parispour

y suivre avecmoinsde pertede tempstes

négociations

avec

l'Angleterre.