Band 
[Vol. 5.]
Seite
297
JPEG-Download
 

SOAlO-SlEJtRA.

‘297

le îuuins possible auprès de. son Irut'c. Go u était ni froideur N°v. t® 08 -ni éloignement à l’égard de ce dernier, mais calcul. 11 sentait’iu’à ses côtés la position de Joseph serait secondaire, comme Motifs

.. de Wapoleon

11 1 avait déjà remarqué pendant leur commun séjour à Bayonne, Be P““ rél il désirait au contraire lui laisser aux yeux des Espagnolsla première place. Il voulait aussi n’étre en Espagne que .i c a joscpii.général d’armée, revêtu de tous les droits de la guerre, et lesexerçant impitoyablement, jusqu’à ce que l’Espagne se soumît.

Il consentait ainsi à se réserver le rôle de la sévérité, mêmede la cruauté, pour ménager à Joseph celui do la majesté etde la douceur. Dans ce but, ne pas se loger avec Joseph étaitle parti le plus sage.

A peine rendu à Yittoria, et arraché aux embrassementsde son frère, qui lui était fort attaché, il lit appeler auprès de Nipponde lui son état-major, et particulièrement les officiers français 11 vutoria -ou espagnols qui connaissaient le mieux les routes de la con-

» J’ai cassé le marché de l'habillement de Bordeaux. Envoyez-} un direc-teur qui fasse confectionner pour mon compte, qui sera aidé du préfet, quirequerra le local et les ouvriers. Partez bien du principe qu’on ne fait desmarchés que pour voler; que quand on paye, il n’y a pas besoin démarchés,et que le système de la régie est toujours meilleur.

» Comment faut-il donc faire pour cet atelier de confection ? Comme onfait dans les régiments ; mettre un commissaire des guerres probe à la tètede cet établissement, y joindre trois ou quatre maîtres tailleurs sous ses or-dres, comme employés de l’atelier, et charger trois officiers supérieurs, deceux qui se trouvent à Bordeaux, de surveiller la réception, de ne recevoirque de bons habits. Il n’y a pas besoin de marché pour tout cela, en mettantde l’argent à la disposition dudit commissaire.

» Par le décret, vous verrez qu’il n’est question que d’avoir un bon adjointau commissaire des guerres, qui veuille mettre sa réputation à bien fairealler cet atelier, et d’avoir deux bons garde-magasins et deux maîtres tail-loirs sortant des corps, honnêtes et experts. Moyennant ces cinq individus,cet atelier marchera parfaitement, et je veux avoir des habits aussi bien con-fectionnés que ceux de la garde.

» Quant à l’activité, si on veut confectionner 10,000 habits par jour, onles confectionnera, parce qu’il ne sera question que de requérir des ouvriersdans toute la France. Si vous aviez agi d’après ces principes, tout marche-r »it parfaitement. Mieux vaut tard que jamais. Pour votre règle, je ne veuxplus de marché; et quand je ne ferai pas confectionner par les corps, il fau-dra suivre cette méthode.»