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mais d’intimider, en envoyant temporairement dans une pri- »éc. isos.son d’État les hommes qu’il faisait arrêter et condamner. Ilfit arrêter aussi et conduire en France les présidents et pro-cureurs royaux du conseil de Castille. Il traita de même quel-ques-uns des meneurs populaires qui avaient trempé dansl’assassinat des soldats français et des personnages espaguolsvictimes des fureurs de la populace. En même temps il or-donna de nouveau le désarmement le plus complet et le plusgénéral. Il exigea, comme nous l’avons dit, que les couventsreçussent une partie de l’armée, et la nourrissent à leurs frais.
Tandis qu’il déployait ces rigueurs apparentes, il voulutfrapper la masse de la nation espagnole par l’idée des bien- iSaivX”faits qui devaient découler de la domination française. En ^aj^e' 1
. . des mesures
conséquence il décida par une suite de décrets la suppression qui doiventdes lignes de douanes de province à province, la destitution des
° r * 7 pour la nation
de tous les membres du conseil de Castille, et le remplace- «'turc,ment immédiat de ce conseil au moyen de l’organisation dela cour de cassation, l’abolition du tribunal de l’inquisition, ladéfense à tout individu de posséder plus d’une commanderie,l’abrogation des droits féodaux, et la réduction au tiers descouvents existants en Espagne.
Le désir de ménager le clergé et la noblesse l’avait d’abordporté à hésiter sur l’opportunité de ces grandes mesures,quand il était encore à Bayonne, occupé de préparer la Cons-titution espagnole. Mais depuis l’insurrection générale, ladifficulté étant devenue aussi grave qu’on pouvait l’imaginer,il n’avait plus de ménagements à garder avec telle ou telleclasse, et il ne devait plus songer qu’à conquérir par de sagesinstitutions la partie saine et intelligente de la nation, laissantau temps et à la force le soin de lui en ramener le reste.
. Movens
Ces décrets promulgués, il déclara aux diverses députationsqui lui furent présentées, qu’il n’avait pas, quant à lui, à entrerdans Madrid , n’étant en Espagne qu’un général étranger, J d n e s< iP |l r “X tcommandant une' armée auxiliaire de la nouvelle dynastie; Espîgnois.