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[Vol. 5.]
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SOMO SlKIlllA.

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par les Anglais, se mit lui-même en route le 22, après avoir Dec. isos.acheminé la garde à la suite des divisions Dessoles et Lapisse.

11 réitéra à son frère l’ordre de rester toujours à la maisonroyale du Pardo, ne jugeant pas encore opportun de le rendreaux habitants de Madrid, et de substituer le gouvernementcivil au gouvernement militaire.

Parti le 22 au matin de Chamartin, il traversa rapidement '' a ” u asol’Escurial, et arriva au pied du Guadarrama lorsque l’infanterie Guailarr ‘ ,made sa garde commençait à le gravir. Le temps, qui jusque-làavait été superbe, était tout à coup devenu affreux, au momentmême où l’on avait des marches forcées à exécuter. Ainsi déjàla fortune changeait pour Napoléon; car, après lui avoir en-voyé le soleil d’Austerlitz, elle lui envoyait aujourd’hui l’ouragandu Guadarrama, dans une circonstance où il lui aurait fallu nepas perdre un instant pour atteindre les Anglais. Etait-il doncdécidé que, toujours heureux contre l’Europe coalisée, nousne le serions pas une fois contre l’implacable Angleterre?Napoléon, voyant l’infanterie de sa garde s’accumuler à l’en-trée de la gorge, où venaient s’encombrer aussi les charroisd’artillerie, lança son cheval au galop, et gagna la tête dela colonne, qu’il trouva retenue par l’ouragan. Les paysansdisaient qu’on ne pouvait passer sans s’exposer aux plusgrands périls. Il n’y avait pas là de quoi arrêter le vainqueurdes Alpes. Il fit mettre pied à terre aux chasseurs de la garde,et leur ordonna de s’avancer les premiers, en colonne serrée,conduits par des guides. Ces hardis cavaliers marchant entète de l’armée, et foulant la neige avec leurs pieds et ceuxde leurs chevaux, frayaient la route pour ceux qui les suivaient.

Napoléon gravit lui-même la montagne à pied au milieu deschasseurs de sa garde, et s’appuyant, quand il se sentaitfatigué, sur le bras du général Savary. Le froid, qui étaitaussi rigoureux qu’à Eylau, ne l’empêcha pas de franchir leGuadarrama avec sa garde. Son projet avait été d’aller coucherà Villacastin; mais force fut de passer la nuit dans le petit