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[Vol. 5.]
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SOMO-S1 ERRA.

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avait 20 mille hommes d’infanterie, 3,000 de cavalerie, depuissa jonction avec les généraux Delaborde et Lorge. Il se trouvaitdonc en mesure de se défendre, sans avoir toutefois les moyensd’accabler les Anglais, qui étaient devant lui au nombre de 29à 30 mille.

Cette dépêche remplit Napoléon d’espérance et d’anxiété. —Si les Anglais, répondit-il au maréchal Soult, sont restés unjour de plus dans cette position, ils sont perdus, car je vaisêtre sur leur flanc. — Le maréchal Ney entrait effectivementce même jour à Médina de Rio-Seco, et marchait sur Valderaset Benavente. Napoléon ordonna au maréchal Soult de pour-suivre les Anglais l’épée dans les reins, s’ils se retiraient,mais s’ils l’attaquaient de battre en retraite d’une marche;car plus ils s'engageraient, disait-il, et mieux cela vaudrait.

Malheureusement la fortune, qui avait tant servi Napoléon,ne voulait pas lui donner la satisfaction de prendre unearmée anglaise tout entière, bien qu’il eût mérité ce succèspar l’habileté et la hardiesse de ses opérations. Le généralMoore, parvenu le 23 à Sahagun, et se disposant à faireencore une marche pour rencontrer le maréchal Soult, qu’ilespérait surprendre dans un état de grande inférioriténumérique, avait recueilli un double renseignement. D’unepart, il avait appris que des fourrages en quantité considé-rable étaient préparés pour la cavalerie française à Palencia ;de l’autre, le marquis de La Romana avait reçu des environsde l’Escurial, et lui avait communiqué l’avis que de fortescolonnes se dirigeaient vers le Guadarrama, évidemment pourrepasser du midi au nord, de la Nouvelle dans la VieilleCastille. A ce double renseignement, obtenu le 23 au soir, legénéral Moore avait contremandé le mouvement ordonné surCarrion, résolu à attendre avant de s’engager davantage. Lelendemain 24, le bruit de l’approche de nombreuses troupesfrançaises n’ayant fait que s’accroître, il avait redouté quelquegrande manoeuvre de la part de Napoléon, et s’était décidé

Dc'c. 1808.

Situationcritiquedes Anglaisprès d’êtrepris entrele maréchalSoult

et le maréchalJNey.

Avis parvenuau generalMoore

qui le de'cideà de'camper.