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Retraitedu généralMooresur
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aussitôt à opérer sa retraite. 11 l’avait, en effet, commencéele 24 au soir pour l’infanterie, et l’avait continuée le lende-main 25 pour la cavalerie et l’arrière-garde. Sir David Bairds’était retiré sur l’Esla par le bac de Valencia; le gros del’armée, sur l’Esla également, par le pont de Castro-Gonzalo.L’un et l’autre de ces points de passage aboutissaient à Bena-ventc. Le général Moore avait en même temps supplié lemarquis de La Romana de bien garder le pont de Mansilla,sur la môme rivière, pour que les Français ne pussent pas letourner; ce qui revenait à lui demander de se faire écharperpour le salut de l’armée anglaise. En décampant, le généralMoore prit soin d’écrire au gouvernement espagnol à Séville,au gouvernement anglais à Londres, que, s’il se retirait, c’é-tait après avoir exécuté une importante manœuvre, et renduun grand service à la cause espagnole; car, en attirant Napo-léon au nord, il avait dégagé le midi, et donné le temps auxforces des provinces méridionales de s’organiser, et d’arriveren ligne.
Cette manière présomptueuse de présenter les événements,peu ordinaire au général Moore, lui était inspirée par le désirde colorer la triste campagne qu’on l’avait condamné à faire.Au fond, il n’avait jamais songé, une fois parvenu sur lethéâtre des opérations, et éclairé sur la valeur des arméesespagnoles, qu’à se replier d’abord vers le Portugal, puisvers la Galice. Son mouvement au nord, donné comme unemanœuvre importante entreprise dans l’intérêt des Espagnols,n’avait donc eu d’autre but que de changer sa ligne deretraite, et de la porter d’Oporto sur la Corogne. Le 26, dureste, il était à Benavente, échappé du filet dans lequel Na-poléon allait le prendre, puisque, d’un côté, le maréchalSoult n’était ce même jour qu’a Carrion, et que de l’autre lemaréchal Ney n’était qu’à Médina de Rio-Seco. (Voir la carten"43.) Les traînards, les bagages, les derniers corps de cava-lerie ayant passé dans la soirée et dans la matinée du 27, on