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[Vol. 5.]
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SOMO-S IKRRA.

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fit sauter le pont, qui était une création de l’ancien régime, Dee - 1808 *du temps où la royauté, conseillée par de sages ministres,exécutait en Espagne de beaux ouvrages. C’était un dommageet une cause de grand déplaisir pour les Espagnols.

Impatient d’atteindre les Anglais, Napoléon, accouru à Les Francs

ne peuvent

ravant-ganie avec ses chasseurs, ne put cependant être quele 28 à Valderas, et que le 29 aux approches de Benavente.

Le général Moore conduisant une armée solide mais lente, eta,ent lc 27qui ne savait se battre qu’après avoir bien mangé, et nepouvait manger qu’à la condition de porter beaucoup debagage avec elle, avait perdu la journée du 28 à Benavente,à faire défiler sous ses yeux tout le matériel qui embarras-sait sa marche. Le 29 il en partait avec une arrière-sarde de c°'! , . bat

° d arrière-

troupes légères et de cavalerie, lorsque de Valderas accou- S “q, 1 ci"‘ sraient les chasseurs de la garde impériale, ayant à leur tête Lefew 1l’impétueuxLefebvre-Desnoettes, lequel était habitué à fondre

, ,, , . , prisonnier.

sur les Espagnols sans les compter, et à leur passer sur lecorps quel que fût leur nombre. Il emmenait quatre esca-drons des chasseurs de la garde. L’Esla, qui coule à quelquedistance de Benavente, et dont on avait détruit le pont, celuide Castro-Gonzalo, était grossie par les pluies torrentiellesde l’hiver. Après avoir cherché un gué et l’avoir trouvé,Lefebvre-Desnoettes franchit la rivière avec ses escadrons, etgalopant sur les derrières des Anglais, se mit à en sabrerquelques-uns. Mais il n’avait pas vu la cavalerie anglaiseréunie en masse à l’arrière-garde, et en ce moment sortantde Benavente pour couvrir la retraite. Cette cavalerie, quiétait forte de près de trois mille chevaux, se rabattit presquetout entière, et enveloppa les chasseurs de Lefebvre-Des-noettes. Celui-ci ne perdit pas contenance, chargea tous ceuxqui voulaient lui barrer le chemin pour repasser l’Esla, puisse jeta avec ses hommes à la nage, afin de regagner l’autrerive, car il lui était impossible, n’ayant que trois cents che-vaux , d’en combattre trois mille. La plupart de ses cavaliers