SOMO-SIERRA.
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ces matérielles, et du terrain sur lequel il s’agissait de corn- Janr. îsœ.battre.
A chaque instant, toutefois, les traînards et les convois d’ar-tillerie rejoignaient, et le lendemain 7, on était déjà beaucoupplus en mesure de livrer bataille. Mais devant la forte posi-tion des Anglais, inabordable d’un côté, puisque c’était le bordtaillé à pic du Minho, et très-difficile à emporter de l’autre, àcause des nombreuses clôtures qui la couvraient, le maréchalSoult hésita, et voulut remettre au lendemain 8. Ce jour-là,la plupart de nos moyens étaient réunis, moins toutefois unepartie de l’artillerie. Mais, toujours préoccupé des difficultésque présentait cette position, le maréchal Soult remit encoreau lendemain 9, pour exécuter par sa droite sur le flancgauche des Anglais un mouvement de cavalerie qui pût lesébranler.
C’était trop présumer de la patience du général Moore, qued’imaginer qu’arrivé le 5 à Lugo, y ayant passé les journées attendu a troTsdu 6, du 7, du 8, il y resterait encore le 9. Le général Moore, les français
dans
en effet, ayant pris trois jours entiers pour faire hier ses ba-gages et ses troupes les plus fatiguées, pour remonter le moralde son armée, pour recouvrer enfin l’honneur des armes parl’offre trois fois répétée de la bataille, se crut dispensé detenter plus long-temps la fortune. Ayant réalisé une partie desrésultats qu’il se proposait d’obtenir en s’arrêtant, il décampasecrètement dans la nuit du 8 au 9 janvier. Il eut soin delaisser après lui beaucoup de feux et une forte arrière-garde,afin de tromper les Français.
Le lendemain 9, les Français trouvèrent la position de Lugo des E £‘^ e faisévacuée, et y firent encore de nombreuses captures en vivres * Lu8 °'et matériel. On recueillit aux environs et dans Lugo mêmesept à huit cents prisonniers, qui, malgré les ordres réitérésde leurs chefs, n’avaient pas su se retirer à temps. Le retourà la discipline obtenu par le général Moore fut de courtedurée ; car de Lugo à Betanzos, dans les journées du 9, du i 0,