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LIVRE XXXIII.
Janv. i8G9. du \\, des corps entiers se débandèrent, et nos dragons purentenlever près de deux mille Anglais et une quantité considé-rerai ra ^ e de bagages. Le 41, le général Moore atteignit Betanzos,à ia corogne. et > franchissant enfin la ceinture des hàuteurs qui enveloppentla Corogne, descendit sur les bords du beau et vaste golfedont cette ville occupe un enfoncement. Par malheur, au lieud’apercevoir la multitude de voiles qu’on espérait y trouver,on vit à peine quelques vaisseaux de guerre, bons tout auplus pour escorter une armée, mais non pour la transporter,dégénérai ^es vents contraires avaient jusqu’ici empêché la grande masseen M vo“ r ant ^es transports de remonter de Yigo à la Corogne. A cette vue,anglaise le général Moore fut rempli d’anxiété, l’armée anglaise de
n’a pu encore . _ . .
arriver tristesse. JToutefois, on prit des précautions pour se défendre
à la Corogne. , x 1
dans la Corogne, en attendant l'apparition de la flotte. Uneîies^AngWs r * v tère large et marécageuse à son embouchure coulait entrese défendre la Corogne et les hauteurs par lesquelles-on y arrivait : c’étaitia corogne, la rivière de Mero. Un pont, celui de Burgo, servait à la tra-verser. On le fit sauter. On fit sauter également, avec unfracas effroyable qui agita le golfe comme un coup de vent,une masse immense de poudre que les Anglais avaient réuniedans une poudrière située à quelque distance des murs. Onprit enfin position avec les meilleures troupes sur le cercledes hauteurs qui environnent la Corogne. La première lignede ces hauteurs, fort élevée et fort avantageuse à défendre,mais trop éloignée de la ville, pouvait, par ce motif, être tour-née. On la laissa aux Français qui accouraient. On se postasur des hauteurs plus rapprochées et moins dominantes, quis’appuyaient à la Corogne même. On réunit sur le rivage tousles malades, les blessés, les éclopés, le matériel, pour les em-barquer immédiatement sur quelques vaisseaux de guerre etde transport mouillés antérieurement dans le golfe. Le général# Moore attendit de la sorte, et dans de cruelles perplexités, lechangement des vents, sans lequel il allait être réduit àcapituler.