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[Vol. 5.]
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SOMO-SIERRA.

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Ce n’était qu’une avant-garde qui, le 11 au soir, avait suivi J*nv. îeoo.les Anglais au pont de Burgo sur le Mero, et qui en avait vu Arrivesauter les débris dans les airs. Le lendemain 1 2 seulement, sou™“devantparurent d’abord la division Merle, puis successivement les la Cor ° ëne 'divisions Mermet et Delaborde. Le maréchal Soult, arrêtédevant le Mero, expédia au loin sur sa gauche la cavalerie deFranceschi, pour chercher des passages qu’elle parvint à dé-couvrir, mais dont aucun n’était propre à l’artillerie. 11 fit verssa droite border la mer par des détachements, tâchant dedisposer des batteries qui pussent envoyer des boulets aufond du golfe, jusqu’aux quais de la Corogne; ce qui était très-difficile à la distance où l’on était placé.

Obligé de réparer le pont de Burgo, le maréchal Soult yemploya les journées du 12 et du 13, opération qui devaitdonner aux traînards et au matériel le temps de rejoindre.

Le 14, ayant réussi à rendre praticable le pont de Burgo, il fitpasser une partie de ses troupes au delà du Mero, franchit laligne des hauteurs dominantes qu’on lui avait abandonnées,et vint s’établir sur leur versant, vis-à-vis des hauteurs moinsélevées et plus rapprochées de la Corogne, qu’occupaient lesAnglais. La division Mermèt formait l’extrême gauche, la divi-sion Merle le centre, la division Delaborde la droite, contre legolfe même de la Corogne. Il fut possible à cette distance dedresser quelques batteries qui avaient un commencementd’action sur le golfe.

Cependant, ne se sentant pas assez fort, car il comptait au N “ e “' a ^ uplus dix-huit mille hommes, tandis que les Anglais, même s' 0 ““avantaprès tout ce qu’ils avaient perdu, détaché ou déjà embarqué, d bat!dfiê rétaient encore 17 ou 18 mille en bataille, le maréchal Soult “ ux An ° lais-voulut attendre que ses rangs se remplissent des hommesrestés en arrière, et surtout que toute son artillerie fût amenéeen ligne. Les Anglais attendaient de leur côté l’apparition duconvoi qui tardait toujours à se montrer, et ils étaient plongésdans les plus cruelles angoisses. Les principaux officiers de