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[Vol. 5.]
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SOMO-S [ERRA.

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Le maréchal Larmes lai-même, saisi de cet affreux spectacle, Janv -ordonna aux officiers du génie de ne plus souffrir que lessoldats s’avançassent à découvert, aimant mieux perdre dutemps que des hommes. Il prescrivit de cheminer avec la sapeet la mine, et de faire sauter en l’air les édifices, mais avanttout de ménager le sang de son armée. Ce grand homme deguerre, aussi humain que brave, avait ressenti de ce qu’ilavait vu une impression profonde l .

L’occupation de trois points sur l’enceinte dispensait depousser une nouvelle attaque rt l’extrême gauche vers lechâteau de l’Inquisition, car il s’agissait maintenant de foreerles Espagnols dans leurs maisons, et peu importait dès lors

1 Ses dépêches à l'Empereur font foi du sentiment qu'il avait éprouvé.

On y lit les passages suivants : « Jamais, Sire, je n'ai vu autant d'acharné-» ment comme en mettent nos ennemis à la de'fense de cette place. J’ai vu» des femmes venir se faire -tuer devant la brèche. Il faut faire le siège de» chaque maison. Si on ne prenait pas de grandes précautions, nous y per-» drinns beaucoup de monde, l’ennemi ayant dans la ville 30 à 40 mille hom-» mes , non compris les habitants. Nous occupons depuis Santa-Engracia«jusqu'aux Capucins, où nous avons pris quinze bouches à feu.

» Malgré tous les ordres que j’avais donnés pour empêcher que le soldat«ne se lançât trop, on n’a pas pu être maître de sou ardeur. C’est ce qui«nous a donné 200 blessés de plus que nous ne devions avoir. (An quartier-» général devant Saragosse, le 28 janvier 1809.)»

.« Ce siège de Saragosse ne ressemble en rien à la guerre que nous

» avons faite jusqu’à présent. C’est un métier où il faut une grande prudence» et une grande vigueur. Nous sommes obligés de prendre avec la mine ou« d’assaut toutes les maisons. Ces malheureux s’y défendent avec un achar-» nemejit dont on ne peut se faire une idée. Enfin. Sire, c’est une guerre» qui fait horreur. Le feu est dans ce moment sur trois on quatre points de» la ville. elle est écrasée de bombes : mais tout cela n’intimide pas nos enne-» mis On travaille à force à s’approcher du faubourg. C’est un point très-» important. J’espère que, quand nous nous en serons rendus maîtres, la ville» ne tiendra pas long temps.

.» Un rassemblement de quelques mille paysans est venu attaquer

«hier les 400 hommes laissées à El Amurria. J’ai donné ordre au général» Ounioustier de partir hier, dans la nuit, avec une colonne de 1,000 liorn-» mes, 200 chevaux et deux pièces de 4. Je suis sur qu’il aura tué ou dispersé» tonte cette canaille. Autant ils sont bons derrière leurs murailles, autant» iis sont misérables en plaine. »