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[Vol. 6.]
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RATISBONNE.

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qu’il fallait agir au plus tôt, car la ruine de la maison de Janv 1609 -Habsbourg était résolue, après celle de la maison de Bourbon.L’Empereur des Français voulait, disait-on, renouveler toutesles dynasties, et placer sur les trônes de l’Europe des dy-nasties de sa création. On citait avec une singulière insistanceun propos insignifiant que Napoléon, sous les murs de Ma-drid, avait tenu aux Espagnols, lorsqu’il avait mis une sorted’affectation à leur faire attendre le retour de son frère Jo-seph. — Si vous ne le voulez pas pour roi, leur avait-il dit,je n’entends pas vous l’imposer, j’ai un autre trône à luidonner; et, quant à vous, je vous traiterai en pays conquis.

— C’était là un propos de circonstance tenu pour produireun effet d’un moment, et si Napoléon songeait vraiment à unautre trône que celui d’Espagne en proférant ces paroles, ilsongeait tout au plus au trône de Naples, que Joseph lui avaitredemandé avec de vives instances, et dont Murat, maladealors, n’avait pas encore pris possession. Mais cet autre trônen’était, à en croire la haute société de Vienne, que le trôned’Autriche. Il fallait donc, ou périr honteusement en se sou-mettant, ou périr glorieusement en résistant, avec chance aumoins de se sauver. Il n’y avait pas, assurait-on, d’autre al-ternative , et il fallait prendre son parti, le prendre surtoutau plus tôt. Vienne enfin offrait en 1809 l’image de Berlinen 1806.

A cette impulsion naissant de ressentiments accumulés, préparatifs

.... .... . militaires

s en joignait une autre qui naissait des armements eux-mômes, <ie rAutriche,

et influence

poussés si loin depuis la fin de 1808, qu’il fallait absolument ’î" r c a ( !®ou s’en servir ou y renoncer. L’Autriche, après ses revers préparatifs,militaires, avait naturellement songé à en rechercher la causeet à y porter remède. En conséquence, elle avait confié leministère de la guerre à l’arcliiduc Charles, avec mission deréorganiser l’armée autrichienne, de telle sorte qu’à la pre-mière occasion favorable on pût recommencer la lutte contrela France avec plus de chance de succès. Ce prince, s’appli-