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[Vol. 6.]
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RATISBONNE.

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qui était un parfait honnête homme, devait chercher à éveillertout ce qu’il y avait d’honorable susceptibilité dans le cœur del’empereur Alexandre. Enfin, s’il parvenait à se faire écouter,il devait, assure-t-on ’, offrir la main de l’héritier de l’empired’Autriche pour la grande-duchesse Anne, ce qui ne pouvaitrencontrer aucun obstacle de la part de l’impératrice mère,et ce qui aurait rétabli l’intimité entre les deux cours impériales.

L’empereur Alexandre, à cette époque, n’était déjà plussincère dans ses relations avec Napoléon, bien qu’il l’eût étédans les premiers temps, lorsque l’enthousiasme de projetschimériques le portait à tout approuver chez son allié. Alorsil avait sincèrement admiré le génie et la personne de Napo-léon, qui valaient la peine d’étre admirés, et l’intérêt aidantl’enthousiasme, il était devenu un allié tout à fait cordial.L’illusion des grands projets avait disparu depuis qu’il nes’agissait plus de Constantinople, mais seulement de Bucha-rest et de Jassy. C’était sans doute un intérêt bien suffisantpour la Russie que la conquête des provinces du Danube,laquelle n’est pas même encore accomplie aujourd’hui ; toute-fois cet intérêt plus positif, moins éblouisssant, laissait Alex-andre plus calme, et le rendait soucieux sur les moyensd’exécution. Il avait semblé dans l’origine qu’il suffirait du con-sentement de Napoléon pour obtenir les provinces du Danube;mais au moment de réaliser ce vœu, les difficultés pratiquesse montraient beaucoup plus sérieuses qu’on ne l’avait imaginéd’abord. Si Napoléon soumettant rapidement l’Espagne, fai-sant subir aux Anglais quelque éclatant désastre, avait em-pêché l’Autriche de concevoir même une pensée de résistance;si les Turcs dès lors n’avaient eu qu’à souscrire à ce qu’onaurait décidé de leurs provinces, l’empereur Alexandre au-rait pu conserver, à défaut de l’enthousiasme inspiré par ses

1 La mission du .prince de Schwarzenberg, qui eut à cette époque miegrande importance, fut entièrement connue du cabinet français par les coq-,fidence» de l’empereur Alexandre à M, de Caulaineourt.

Janv. 1809.

TVouwIJesdispositionsde I empereurAlexandreà l’dgardde Napole'on.