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LIVRE XXXIV.
Mar» 1809. de se garantir contre leur marche de flanc par le versementd’une partie des forces autrichiennes de la Bohême dans laBavière. Le général Meyer, qui avait, dit-on, soutenu le pre-mier plan, fut envoyé de l’état-major de l’archiduc Charles àcelui de l’archiduc Jean, pour y employer en Italie les talentsdont on n’avait pas voulu en Allemagne, et le général Grünn,qui avait soutenu le second, resta seul auprès de l’archiducCharles, comme son principal conseiller.
En conséquence de ce nouveau système, le premier corpsqui s’était formé à Saatz sous le lieutenant général Bellegarde,lè sècond corps qui s’était formé à Pilsen sous le général d’ar-tillerie Kollowrath, conservèrent les mêmes points de rassem-blement, et eurent ordre de déboucher avec cinquante millehommes par l’extrême frontière de la Bohême sur Bayreuth,Vers les premiers jours d’avril (voir la carte n° 14). Lescorps de Hohenzollern, de Rosenberg, de l’archiduc Louis,qui S’étaient formés à Pragüe, Piseck, Budweis, le premiercorps de réserve du prince Jean de Lichtenstein qui s’étaitformé à Iglau, et qui était composé de grenadiers et de cui-rassiers, reçurent ordre de passer de Bohême en Autriche,par la route de Budweis à Lintz, de franchir le Danube surle pont de cette dernière ville, et d’être rendus devant l’Inn,frontière de la Bavière, vers les premiers jours d’avril. Ils de-vaient s’y trouver réunis au corps du lieutenant général Hiller,formé à Wels sur la Traun, et au second corps de réserve dugénéral Kienmayer, formé à Enns sur l’Enns. Ces six corpsdevaient marcher ensemble sur la Bavière, la droite au Da-nube, tendant ainsi à Rencontrer vers Ratisbonne la gauchedé Bellégarde ét de Kollowrath. Le signal des premièreshostilités était également donné pour le Commencement d’avriléh Italie et en Pologne, aussi bien qu’en Bavière et en Bohême.
Toutefois on ne pouvait pas, sans pousser la dissimulationfort au delà des bornes permises, continuer à parler de paixlorsqu’on mettait les armées en marche, ét qu’on leur éxpé-