RATISBONNE.
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conséquences funestes, et sa situation à Paris lui faisait re- Mar* lao.gretter le séjour de cette capitale ; M. de Chainpagny ne pa-raissant pas craindre une nouvelle lutte, montrant de plusl’irritation d’un sujet dévoué qui ne trouvait jamais aucun tortà son maitre '.
Napoléon, quoique porté à croire à la paix par le désir qu’il ^apoieonavait de la conserver, ne put désormais plus v croire après néspérant
7 1 i j t plus la paix,
la communication que M. de Melternich venait de faire au mi- ^j s p“1 1 ioi snistre des relations extérieures. Aussi fut-il saisi de cette ar- une |„“ r ' e ira .deur extraordinaire qui s’emparait de lui quand les événe- mddiatc *ments s’aggravaient, et dans les journées des 3 et 4 mars ildonna ses ordres avec une activité sans égale. Le désir etl’espérance de la paix n’avaient point agi sur lui comme sur■ les âmes faibles, et ne l’avaient point induit à ralentir ou ànégliger ses préparatifs. Il s’était comporté au contrairecomme les âmes fortes, qui tout en se livrant au plaisir d’es-pérer ce qui leur plaît, se conduisent en vue de ce qui leurdéplaît. Dans la persuasion où il était d’abord que l’Autrichene pourrait pas agir avant la fin d’avril ou le commencementde mai, il avait assigné comme points de rassemblement :
Àugsbourg pour le général Oudinot, Metz pour les divisionsCarra Saint-Cyr et Legrand, Strasbourg pour les divisionsBoudet et Molitor, Wurzbourg pour le maréchal Davoul. Ilavait choisi ces points parce que dans ses profondes combi-naisons ils convenaient mieux pour la réunion de tous les élé-ments qui devaient concourir à ses nouvelles créations. Sur-le-champ il en choisit d’autres plus rapprochés de l’ennemi,et il accéléra tous les envois d’hommes et de matériel versces nouveaux points. Ulm fut désigné pour le rassemblementdes quatre divisions Boudet, Molitor, Carra Saint-Cyr et Le-
1 Ce n’est point sans des documents positifs que nous retraçons cet entre-tien, car il fut transcrit à l’instant même sous forme de demandes et ré-ponses par M. de Champagny, et communiqué à l’Empereur. Il existe auxarchives des affaires étrangères.