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le second, qui était le plus sûr, c’était de profiter du temps Avril mqui lui restait pour concentrer l’armée, en amenant le maré-chal Davout de Ratisbonne vers Neustadt, et en amenantd’Augsbourg vers le même point le maréchal Masséna. Alorsavec 140 à 150 mille hommes dans la main, Napoléon étaitcertain de tout accabler, quelles que fussent les chances, caril n’y en a jamais de très-redoutables pour une armée bienconcentrée, qui peut opposer sa masse tout entière de quel-que côté qu’on l’aborde. Il préféra donc, dans l’ignoranceoù il était de toutes choses, l’application des vrais principesaux éventualités plus brillantes qui s’offraient à lui. Mais cettesubite concentration devant s’opérer par une double marchedes maréchaux Davout et Masséna, en face de l’ennemi, pré-sentait aussi de graves dangers. C’est à les surmonter queNapoléon appliqua tout son génie, en exécutant l’une desplus belles opérations de sa longue et prodigieuse carrière.
Arrivé le 17 à Donauwerth, sans garde, sans maison mili-taire, sans chevaux, sans état-major, il donna immédiatementses ordres, prenant pour les transmettre les premiers officiersvenus qu’il trouva sous sa main, car le major général Berthierétait en ce moment à Augsbourg.
Il ordonna d’abord au maréchal Masséna de quitter Augs- ordres
do NapoMon
bourg le lendemain matin 18, pour descendre par la route dePfaffenhofen sur l’Abens dans le flanc gauche des Autrichiens,se réservant ensuite de diriger la marche de ce maréchalvers le Danube ou vers l’Isar, vers Neustadt ou vers Lands-hut, suivant la position que l’armée occuperait à son arrivée.
(Voir la carte n° 46.) 11 lui enjoignit de laisser à Augsbourgun bon commandant, deux régiments allemands, tous leshommes malingres ou fatigués, des vivres, des munitions,enfin de quoi tenir quinze jours; de partir en semant le bruitd’une marche en Tyrol, et puis de descendre vers le Danubeen tout hâte, car jamais, ajoutait l’Empereur, je n’ai eu plusbesoin de votre dévouement. La dépêche se terminait par
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