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[Vol. 6.]
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LIVRE XXXIV.

Avril ipo9. Unter et Ober-Feking, pour les placer à son extrême droite,et empêcher ainsi que l’ennemi, dont il ignorait la position, nevint par cette extrême droite percer jusqu’au Danube.

A l’extrémité opposée, c’est-à-dire à gauche, le généralFriant, ralenti dans sa marche par les mauvais chemins, avaità son tour débouché sur Saalhaupt entre midi et une heure,et entendant un feu violent vers Tengen, s’était hâté de venirprendre position à la gauche de la division Saint-Hilaire, dansl’intention de la soutenir. Il fit avancer le 15 e léger et le 48 ede ligne sous les ordres du général Gilly, pour pénétrer dans lesbois, et dégager le flanc de la division Saint-Hilaire. 11 plaçadans la plaine, entre Saalhaupt et Tengen, la deuxième brigadedes cuirassiers Saint-Sulpice, avec les 33 e , 108 e et 411 e , pourgarantir l’extrémité de sa ligne. Le général Piré, qui comman-dait un régiment de cavalerie légère, fut chargé de lier la di-vision avec l’avant-garde du général Montbrun vers Dinzling.

A peine à portée du feu, le général Gilly voulut faire éva-cuer les bois à la gauche de la division Saint-Hilaire. Lechef de bataillon Sarraire y pénétra avec quatre compagniesdu 15 e , et en délogea les Autrichiens. Le 15 e et le 48 e pri-rent ainsi position sur le flanc de la division Saint-Hilaire, eton fit sortir des régiments toutes les compagnies de volti-geurs, qui se mirent à échanger avec les tirailleurs autrichiensun feu épouvantable.

Tandis que ces mouvements s’opéraient sur les ailes de ladivision Saint-Hilaire', le combat sur le front de la divisionelle-même avait plusieurs fois changé de face. Le 33 e à droite,le 57 e à gauche du fer à cheval, au fond duquel on voyait la

lieux, aux heures, et aux corps engagés. Après les avoir lues et relues jus-qu'à cinq et six fois chacune, je suis parvenu à établir les faits tels que jeles rapporte, et je crois le récit que j’en donne aussi rapproché de la véritéque possible. Ce dont je suis certain, c’est d’avoir conservé à l’événementson vrai caractère, et c’est ce qui importe snrtout en histoire. Les notesque j’ai réunies à cet égard composeraient à elles seules un mémoire commeceux qu’on rédige pour l’Académie des inscriptions.