RATISBONNE.
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ferme de Roith, avaient perdu beaucoup de monde, et épuisé Avril îsoo.leurs munitions, qu’il n’était pas facile de renouveler, les trans-ports de l’artillerie n’étant pas encore arrivés. Le général Saint-Hilaire fit remplacer en ligne le 33 e par le 72 e , le 57 e par le105 e , et le feu recommença dès lors avec une extrême vio-lence. Le prince de Hohenzollern porta en avant les régimentsde Manfredini et de Wurzbourg, conduits par le prince Louisde Lichtenstein. Ces régiments firent, pour déboucher par lesextrémités du fer à cheval dont les Français occupaient le milieu,des efforts inouïs. Tous les chefs furent blessés dans ces ten-tatives. Le maréchal Davout, revenu à la division Saint-Hilaire,s’ëtait placé au centre avec un bataillon du 33 e , et se jetait surtout ce qui essayait de déboucher par les extrémités, ramas-sant les prisonniers à chaque nouvelle pointe des Autrichiens.
Les généraux ennemis voulurent alors faire un effort surla gauche de Saint-Hilaire, vers le point de jonction avec ladivision Friant. Le prince Louis de Lichtenstein se mettantà la tête du régiment de Wurzbourg, et saisissant un drapeau,déboucha en colonne, marchant droit aux Français. Le généralGilly avec les grenadiers du 15 e et un bataillon du 111 e seporta à la rencontre du prince Louis, l’attaqua à la baïonnette,et le repoussa. Le prince Louis de Lichtenstein revint à lacharge, reçut plusieurs coups de feu, et fut mis hors de combat.
Les Autrichiens furent ramenés. Sur le front de la divisionSaint-Hilaire le prince Hohenzollern essaya un nouvel effort;mais notre artillerie, arrivée en ce moment, accabla les Autri-chiens de mitraille et parvint à les contenir. Le 10 e léger,chargeant alors à la baïonnette, pénétra dans les bois qui sedessinaient en cercle devant nous, poussa les Autrichiens surHausen, et les obligea à s’y replier. Notre ligne tout entièreappuya ce mouvement, et les Autrichiens allaient être jetéssur Hausen quand le prince Maurice de Liechtenstein, à latête du régiment de Kaunitz, arrêta la poursuite furieuse desFrançais. Ce prince fut blessé en sauvant son corps d’armée,