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[Vol. 6.]
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WAGRAM.

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» l’eussse envoyé, cela ne serait point arrivé. Masséna a des» talents militaires devant lesquels il faut vous prosterner» tous, et s’il a des défauts il faut les oublier, car tous les» hommes en ont. En vous confiant mon armée d’Italie, j’ai» fait une faute. J’aurais dû envoyer Masséna et vous donner» le commandement de la cavalerie sous ses ordres. Le prince» royal de Bavière commande bien une division sous le duc» de Dantzig 1 ... Je pense que si les circonstances devien-» nent pressantes, vous devez écrire au roi de Naples de» venir à l’armée; vous lui remettrez le commandement, et» vous vous rangerez sous ses ordres. Il est tout simple que» vous ayez moins d’expérience de la guerre qu’un homme» qui la fait depuis dix-huit ans ! (Burghausen, le 30 avril 1809.)»

Napoléon, sachant bien que toutes les illusions de ses enne-mis , tout leur courage tomberaient à la foudroyante nouvelledes événements de Ratisbonne, résolut, en se portant vigou-reusement en avant, d’arrêter d’abord, puis d’obliger à ré-trograder les forces qui agissaient sur ses flancs ou sur sesderrières. Alors comme en 1805, fondre sur Vienne était lamanière la plus sûre de briser toutes les coalitions, nées ouà naître.

Cependant il se présentait l’une de ces graves questions,desquelles dépend le sort des empires, et qui ne sont faitesque pour les grands hommes, à la façon d’Annibal, de César,de Frédéric, de Napoléon : fallait-il suivre impétueusementla large voie qui mène sur Vienne, celle du Danube (voir lacarte n n 14), laissant sur sa gauche l’archiduc Charles en Bo-hême, poursuivant devant soi les débris du général Hiller et

tauration du trône, sur les champs de bataille et dans les antichambres deNapoléon, se montrant aussi brave sur les uns, qu’élégante dans les autres,et médisant volontiers des vieux généraux de la révolution, et de Masséna enparticulier. Ce dernier joignait à beaucoup d’esprit naturel nn caractère simplemais rude, et peu facile. La jeune cour de Milan, craignant qu’on ne l’en-voyât commander l’armée d’Italie, s’exprimait très défavorablement sur soncompte. La même chose s’était passée à la cour deNaples, oiiil n’avait pu rester.

Avril 1809.

Grande questionqui se présenteà résoudre aprèsque Napoléonest devenumaître de Ratis-bonne et ducoursduDanube.

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