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LIVRE XXXV.
Avril 1809. de l’archiduc Louis, ramenant enfin sur sa droite l’archiducJean en arrière, par l’impulsion d’une marche victorieuse surla capitale? ou bien fallait-il laisser à Bessières le soin derefouler avec sa cavalerie et l’infanterie de Molitor les restesdu général Hiller et de l’archiduc Louis sur l’Inn, en se jetantsoi en Bohème à la suite du prince Charles, en s’acharnant àle poursuivre, et en tachant de frapper dans sa personne, etMotifs qui ded non dans Vienne, la monarchie autrichienne 1 ? Napoléon y
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ii ne pas suivre pensa (sa correspondance en fait foi); mais s’il était d’unJe et e à n ma°rcher e ’ S ran( l capitaine comme lui de peser toutes les alternatives,''par i'ss bord " 6 était aussi d’un grand capitaine comme lui de ne pas hésiterdu Danube. a p r £ S avo j r réfléchi, et de marcher au véritable but, qui étaitVienne. En effet il avait bien, en s’attachant à poursuivre im-médiatement l’archiduc Charles à travers la Bohême, la chanced’augmenter la désorganisation de la principale armée au-trichienne, d’en amener plus vite la dissolution, et d’em-pêcher que, reconstituée plus tard, elle ne vînt, couverte parle Danube, lui disputer l’empire d’Autriche, dans les san-glantes journées d’Essling et de Wagram. Cela est certain,et les panégyristes de l’archiduc Charles en ont conclu queNapoléon sacrifia tout à la vanité d’entrer à Vienne. Maisc’est là un faux jugement porté sans tenir compte de la réalitédes choses. Il est bien vrai que la principale armée autri-chienne, rejetée par Ratisbonne au delà du Danube, était pro-fondément ébranlée, et qu’un nouveau coup pouvait en acheverla destruction. Mais la jeune armée de Napoléon, quoiqueexaltée par le succès, était harassée de cinq jours de combats.11 n’y avait de capable de supporter cette prolongation de fa-tigue que le corps du maréchal Davout, et il était épuisé lui-
1 Le général Grünn, principal officier d’état-major de l’archiduc Charles,et officier de beaucoup d’esprit, a plusieurs fois traité cette thèse, dans deslettres et des écrits anonymes publiés en Allemagne, mais toujours au profitde son chef, et dans l’intention de placer sa conduite bien au-dessus de cellede Napoléon. Nous croyons ses raisons extrêmement faibles, et détruite»par celles que nous présentons dans ce récit.