WAGRAM.
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poléon, ce qui eût été un grand avantage dans le cas où tousles archiducs auraient convergé vers le même point, il s’ex-posait aussi à tomber seul dans ses mains, et à y être étouffé.Dans cette situation, l’archiduc Jean se hâta rétrograder, avecla pensée tout au plus de paraître à temps sous les murs deVienne, et plus probablement avec celle de rejoindre son frèreau-dessous de cette capitale, par la Styrie et la Hongrie.Quoi qu’il en soit, l’armée autrichienne battit en retraite àpartir du 1 er mai, et le prince Eugène, qui n’avait pas autrechose à faire qu’à la suivre, se mit aussitôt à ses trousses,pour lui causer le plus de mal possible. Mais à l’instant mêmele moral des Autrichiens allait perdre tout ce qu’allait gagnercelui des Français. Les Autrichiens n’ayant désormais d’autrebut en définitive que d’évacuer le pays, devaient le disputeravec peu d’énergie, et les Français, voulant se venger de leurséchecs, devaient au contraire attaquer avec plus de hardiesseet de vivacité. Dès les premières marches, en effet, on vitceux-ci se battre mieux que ceux-là, et chaque soir de nom-breux prisonniers, des bagages considérables étaient amenésdans les lignes des Français, tandis qu’on n’en amenait au-cuns dans celles des Autrichiens.
Le prince Eugène, conservant l’organisation que nous avonsdéjà décrite, en trois corps et une réserve, marcha, Macdonaldà droite dans la plaine, Grenier au centre sur la grande routedu Frioul, Baraguey-d’Hilliers à gauche le long des montagnes,la réserve en arrière, le tout formant environ 60 mille hommes.Les dragons de Grouchy et de Pully galopaient en tête, pourprendre les détachements ou les convois mal gardés. Lesroutes étaient encore mauvaises, les ponts détruits, et lamarche moins rapide qu’on ne l’aurait désiré.
On s’avança sur le revers méridional des Alpes (voir la carten° 31), de l’Adige àlaBrenta, delaBrentaà la Piave, commeNapoléon sur le revers septentrional, de l’Isar à l’Inn, de l’Innà la Traun, et à peu près dans le même temps. Le 7 mai au
Mai 1809.
Poursuite desAutrichiens parl'armée d'Italie.