WAGRAM.
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qui s’avancent pour faire une tentative désespérée. En effet,on voit le corps de Hiller et une partie de celui de Bellegardese reporter sur Aspern, les deux colonnes de Rosenberg s’ap-procher de nouveau d’Essling, enfin le corps de Ilohenzollernrallié, renforcé d’une partie de celui de Bellegarde, des gre-nadiers, de la cavalerie de Lichtenstein, préparer contre notrecentre un effort semblable à celui que Napoléon a tenté sur lecentre des Autrichiens.
C’est en effet sur notre centre que l’orage paraît d’abord sediriger, car le corps de Ilohenzollern, les grenadiers, la ca-valerie de Lichtenstein s’avancent en formant une masse com-pacte. Napoléon s’en aperçoit, prévient Lannes, qui s’en estégalement aperçu, et ils demandent à la division Saint-Hilaire,aux divisions Oudinot, à la cavalerie, de se dévouer encoreune fois au salut de l’armée. Lannes, disposant en premièreligne les divisions Saint-Hilaire, Claparède et Tharreau, enseconde ligne les cuirassiers, en troisième la vieille garde,laisse approcher la masse épaisse du corps de Ilohenzollernet des grenadiers à demi-portée de fusil. Puis il ordonne unfeu de mousqueterie et de mitraille, exécuté de si près et avectant de justesse, qu’on voit bientôt les lignes de l’ennemi s’é-claircir. Il lance ensuite les cuirassiers à bride abattue sur l’in-fanterie autrichienne, qui, cédant en plusieurs points, estentr’ouverte comme une muraille dans laquelle on a fait brèche.Le brave prince Jean de Lichtenstein se précipite à son touravec sa cavalerie sur celle de Bessières. Mais Lasalle, Maru-laz viennent avec leurs chasseurs et leurs hussards au secoursde nos cuirassiers, et ce vaste terrain ne présente bientôt plusqu’une immense confusion de quinze mille cavaliers françaiset autrichiens, se chargeant les uns les autres avec fureur,unis quand ils s’élancent, désunis quand ils reviennent, et seralliant sans cesse pour charger de nouveau.
Après cette longue mêlée, le mouvement de l’ennemi surnotre centre paraît suspendu, et le corps de Ilohenzollern,
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Mai 1809.
Effort des Autri-chiens sur notrecentre entre Ess-ling etAspern.
L’effort des Au-trichiens sur lecentre étant ar-