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ou môme en ayant un, c’eût été de la part du généralissime Ma. 1009.autrichien une entreprise folle, que lui ont fort reproché den’avoir pas tentée des gens qui auraient été incapables del’exécuter. Ce qu’ont dit avec plus de raison certains jugesimpartiaux, c’est que pendant la bataille il étendit beaucouptrop le demi-cercle tracé autour des Français, et l’étendit aupoint de s’exposer à être coupé par le milieu ; c’est qu’en seconcentrant davantage à sa droite, et en employant toutesses forces à faire une percée vers Aspern, il aurait eu plusde chance peut-être de nous couper du Danube. En répétantces critiques, il faut ajouter aussi que s’il eût agi de la sorte,il eût probablement trouvé à Aspern les forces qu’il n’auraitpas attirées ailleurs, et qui se seraient reportées sur le pointqu’il aurait exclusivement attaqué. Après une si affreuselutte, après de si héroïques efforts, il faut savoir admirer ledévouement, et se taire, quel qu’ait été le résultat, devantdes actes d’énergie que les hommes ont rarement égalés.
C’est pendant les jours qui suivirent, que l’archiduc Charles ^eût pu exécuter des choses qu’il n’essaya même pas. L’armée uhîfelmedûlas-française, en effet, partie dans l’ile de Lobau, partie sur la u " srive droite du Danube, coupée en deux par la principalemasse des eaux du fleuve, se trouvait dans une position cri-tique. Certes Napoléon, dans sa jeune ardeur, quand générald'Italie il poursuivait si activement ses succès, n’aurait paslaissé échapper l’occasion qui s’offrait en cet instant. Si, ef-fectivement, il était impossible à l’archiduc Charles de forcerle petit bras du fleuve qui le séparait de la Lobau, de le for-cer devant Masséna et les quarante-cinq mille hommes quirestaient à ce dernier, il n’était pas à beaucoup près aussiimpossible de tenter au-dessus ou au-dessous de Vienne, l’unde ces passages que Napoléon redoutait si fort, et contre laréalisation desquels il avait employé tant et de si ingénieusesprécautions.
Si en effet l’archiduc Charles eût marché sur I’resbourg,
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