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[Vol. 6.]
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bords de la Raab, laquelle coule presque perpendiculairementau Danube (voir la carte n° 32), et n’en est plus qu’à quel-ques lieues à la hauteur de la ville de Raab. 11 s’avancait lagauche à la rivière, ou les Autrichiens avaient leur droite, etla droite dans la plaine marécageuse où les Autrichiens avaientleur gauche. K'marchait en plusieurs échelons, la divisionSeras formant le premier à droite, la division Durutte le se-cond au centre, la division italienne Severoli le troisième àgauche. La division Pacthod et la garde italienne placées enarrière composaient une double réserve. La cavalerie étaitrépartie sur les ailes. Cette disposition était commandés parla nature des lieux et la distribution des forces ennemies surle plateau qu’on allait attaquer. Dans la plaine marécageuseà notre droite on apercevait la masse de la cavalerie hon-groise, présentant sept à huit mille cavaliers environ, fortbrillants d’aspect, mais pas aussi redoutables que beaux àvoir. Ils étaient soutenus par des hussards réguliers, moinsbrillants mais éprouvés dans la campagne d’Italie, le toutsous les ordres du général Mecszery. Un peu moins à droite,et tirant vers le centre, derrière un ruisseau fangeux, onvoyait l’infanterie de Jellachich et de Colloredo, occupant lesbâtiments fort solides d’une grosse ferme dite de Kismegyer,et le village de Szabadhegy. Enfin, de ce dernier village à laRaab, c’est-à-diro vers notre gauche, on découvrait l’infanteriede Frimont, qui formait vers la rivière et le camp retranchéla droite des Autrichiens. Quatre à cinq mille hommes desmoins bonnes troupes défendaient ce camp retranché que blo-quait le général Lauriston avec les Badois.

Le prince Eugène, après s’étre concerté avec les générauxGrouchy, Montbrun, Grenier, Seras, Durutte, convint des dis-positions suivantes. Tandis que la cavalerie déployée deMontbrun masquerait les mouvements de notre infanterie, lestrois divisions Seras, Durutte, Severoli, s’avançant en éche-lons, devaient attaquer successivement la ferme de Kismegyer,

Juin t609.

Plan d'attaquearrête par les ge-neraux français.