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LIVRE XXXV.
Juin 1809. et le village de Szabadhegy, par l’un et l’autre côté. La di-vision Pacthod et la garde italienne, restées en réserve, étaientchargées d’appuyer celui des trois échelons qui aurait besoinde secours. Grouchy et Montbrun à droite devaient se jetersur la cavalerie ennemie, pendant que Sahuc à gauche lieraitl’armée avec le détachement de Lauriston. Le prince Eugène,sentant alors, mais un peu tard, la sagesse des principes deNapoléon, dépécha aides de camp sur aides de camp auprèsdu général Macdonald, pour qu’il lui amenât de Papa les 8mille hommes qui l’auraient complété si à propos dans le mo-ment, car il n’en avait que 36 mille contre 40 mille établisdans une forte position. Napoléon cependant lui avait répétésans cesse, que même avec les troupes les meilleures il fallait,pour ne rien donner au hasard, manœuvrer de manière à êtreplus nombreux que l’ennemi sur le terrain où se livraient lesbatailles. Heureusement que Macdonald prévoyant qu’il pour-rait être utile à Raab, tandis qu’à Papa il ne faisait rien nipour Broussier ni pour Marmont, s’était mis spontanément enroute, et déjà se montrait dans le lointain précédé par lesdragons de Pully. U y avait donc là une ressource contre unaccident peu probable, mais possible.
Bataille je R.i»h, Vers midi on s’ébranla pour attaquer la position ennemie.
livrée le 14 juin
3809- La division Seras, chargée de former l’échelon le plus avancéà droite, n’étant pas encore en ligne, Montbrun étala ses quatrerégiments de cavalerie légère, et fit sous un feu violent d’ar-tillerie, et avec un admirable sang-froid, les évolutions qu’onaurait pu exécuter sur un champ de manœuvre. Puis lorsquel’infanterie de Seras fut en ligne, et qu’il lui sembla opportund’aborder la cavalerie hongroise, il mit ses régiments au ga-lop, et fondit sur la brillante noblesse venue en hésitant ausecours de la maison d’Autriche. Quelque brave que soit unenation, rien ne saurait remplacer chez elle l’habitude et l’ex-
Montbrun dis périence de la guerre. En un instant cette troupe se dispersa
perse la cavalerie 1 A
hongroise, devant les légers cavaliers de Montbrun, habités à faire le