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LIVRE XXXV.
Juin 1809. remontât leur ardeur et leur confiance. Le général Serasreplia la première ligne sur la seconde, puis, quand ses bra-ves soldats eurent repris haleine, il les ramena, l’épée à lamain, sur le formidable obstacle d’où partaient des feux sidestructeurs. Malgré les décharges redoublées de la mous-queterie ennemie, il vint porter la hache des sapeurs contreles portes du bâtiment, les enfonça, et entrant baïonnettebaissée, vengea, sur les malheureux défenseurs de la fermede Kismegyer, la mort des 7 ou 800 hommes qui avaientpéri sous ses murs. Après avoir passé au fil de l’épée quel-ques centaines d’ennemis et pris les autres, il marcha surla gauche de la ligne autrichienne, qui, en se repliant sur lehaut du plateau, faisait encore bonne contenance. Dans cetemps, Durutte avait gravi le plateau, et attaqué Szabadhegyde concert avec l’infanterie, italienne de Severoli. Ici le com-bat ne fut pas moins opiniâtre que devant la ferme de Kis-megyer. Ces Autrichiens se défendirent avec vigueur derrièreles maisons du village, et nous en firent payer cher la con-quête. Ils se replièrent un instant, mais pour revenir 5 lacharge. Le gros des troupes composant leur centre et leurdroite, ramené par l’archiduc Jean sur ce village, y rentra aupas de charge, et culbuta vers le ruisseau, d’un côté Durutte,de l’autre les Italiens de Severoli. La première ligne de cesdeux divisions se repliant, passa dans les intervalles deleur seconde ligne, sans que celle-ci s’ébranlât ou se
Frise du village laissât entraîner. Loin de là, elle se porta en avant, rame-
de Szabadhegy.
nant la première ligne avec elle. Les généraux Durutte etSeveroli conduisirent leurs divisions sur le village tant dis-puté, et l’emportèrent de concert avec la première brigadede la division Pacthod, accourue à leur secours. Dès lors, ons’avança de droite et de gauche, au delà des deux pointsd’appui de la ligne ennemie qui venaient d’être enlevés. C’é-tait pour la cavalerie le moment d’agir. Monlbrun, Grouchy,Colbert, s’élancèrent pour couper la retraite aux Autrichiens