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[Vol. 6.]
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attaqués par toute une armée, résistèrent dix-neuf heures de J«în 1809.suite avec un courage héroïque, sous les ordres du colonelGambin. Us tuèrent 1,200 hommes à l’ennemi, en prirent 4ou 500, et donnèrent le temps au général Broussier de venirà leur secours. Ce général, en effet, averti du mouvement duban Giulay, remonta précipitamment la Muhr, tomba sur lestroupes de Giulay, les dispersa, et dégagea les deux batail-lons du 84 e . Les avant-gardes du général Marmont se mon-trèrent enfin à une ou deux marches. Ainsi ce corps de dixmille hommes, le meilleur de l’armée après celui du maréchalDavout, rejoignit les masses belligérantes, et les générauxMarmont, Broussier, Macdonald, réunis au prince Eugène,furent dès lors en mesure de fournir à Napoléon le concoursde toutes les forces de l’Italie et de la Dalmatie. Les corpsde Stoïchevich et Giulay étaient de plus entièrement disper-sés, et les deux archiducs (Jean et le Palatin) rejetés définiti-vement au delà du Danube.

Il y avait là de quoi dédommager Napoléon des journées Nouveau souiè-

J ^ o t <i vement du Tyrol

d’Essling, et il en avait besoin, car encouragés par ces jour- 3““’<<»• jument*nées fameuses, ses ennemis s’agitaient plus que jamais, et ll ' Ess|in 8-essayaient encore de soulever le Tyrol, la Souabe, la Saxe,la Westphalie, la Prusse. Au bruit de la prétendue défaitedes Français à Essling, le Tyrolien Hofer et le major Teimerétaient descendus des cimes du Brenner, quoiqu’ils fussentfort irrités contre le gouvernement autrichien qui leur avaitretiré les deux corps de Jellachich et de Chasteler. Leurhaine contre la maison de Bavière suppléait à leur amour re-froidi pour la maison d’Autriche. Le général bavarois Deroy,laissé seul à la défense d’Inspruck, s’était vu assailli de toutesles hauteurs voisines par une nuée de montagnards, mauvaissoldats en plaine, mais très-bons tirailleurs dans les mon-tagnes, et adversaires très-redoutables quand on était réduit àbattre en retraite. Obligé de leur tenir tête pendant plusieursjours, le général Deroy avait épuisé presque toutes ses muni-

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