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LIVRE XXXV.
Juin 18C9.
Agitations dansle Vorarlberg etla Souabe.
Invasion de laFrauconie et delaSaxepardesin-surgés allemandssuivis de quel-ques troupes ré-gulières autri-chiennes.
tions, çt craignant d’en manquer, craignant surtout d’êtreprivé de vivres par suite de l’étroit blocus établi autour d’Ins-pruck, il s’était retiré avec sa division sur le fort de Kufstein,abandonnant une seconde fois la capitale du Tyrol. Cet évé-nement de ppu d’importance en lui-méme avait produit néan-moins une profonde impression dans toute la Bavière, etsurtout à la cour, qui redoutait fort d’être contrainte encoreà évacuer Munich. Les habitants du Vorarlberg se montraientaussi fort remuants. Sur les bords du lac de Constance, sur lehautDanube, dans toute la Souabe enfin, l’agitation élait,sensible,et il était évident que si nous éprouvions un revers plus réel quecelui d’Essling, nos derrières seraient sérieusement menacés.
Les Autrichiens , qui connaissaient cet état de choses puis-qu’ils en étaient les auteurs, venaient de l’aggraver par unedisposition très-dangereuse pour nous. Ils avaient donné auduc de Brunswick-Oels, fils du fameux duc de Brunsw ick,les moyens de lever un corps composé de réfugiés de toutesles provinces allemandes, particulièrement de Prussiens. Ilslui avaient en outre adjoint quelques troupes régulières etquelques landwehr, le tout formant à peu près 8 mille hom-mes, et l’avaient dirigé de la Bohême vers la Saxe, en lefaisant précéder des bruits les plus mensongers sur la pré-tendue victoire remportée sur les Français à Essling. Ilsavaient en même temps dirigé un autre corps de quatre millehommes environ, moitié troupes régulières, moitié landw'ehrde la Bohême vers la Franconie, en semant les mêmes bruitssur son chemin. Le premier corps s’était avancé de Praguesur Dresde, où il était entré sans coup férir, après avoir forcépar sa seule approche la cour de Dresde à se réfugier à Leip-sick. Le second avait marché d’Egra sur Bayreuth, en profi-tapt du dénûment où la guerre du Danube avait laissé nosalliés de la Bavière et du Wurtemberg. Leur plan était depousser sur la Thuringe, de s’y réunir en une seule masse,sous les ordres du général Kienmayer, et d’entrer en West-