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[Vol. 6.]
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Napoléon qui avait porté le maréchal Davout avec une de Juin is».ses divisions jusque devant Presbourg, lui assigna la tâched’enlever Engerau, de détruire le pont de Presbourg, etmême, s’il le pouvait, celui de Komorn, situé beaucoup plusbas. Il assigna au prince Eugène la tâche de prendre la placede Raab, ne tenant sa récente victoire pour véritablementfructueuse qu’autant qu’elle procurerait cette conquête. Il fitéchelonner tous les chevaux d’artillerie, qui n’étaient pas em-ployés aux travaux de l’ile de Lobau, sur la route de Pres-bourg et de Raab pour y amener du gros canon, et en tireren retour les grains dont la Hongrie abondait. Quoique aucungénéral ne fût moins cruel que Napoléon, il était inexorabletoutefois dans l’accomplissement de ses desseins, et il or-donna de pousser l’emploi des moyens de guerre, à l’égardde Presbourg et de Raab, jusqu’à la dernière rigueur, afin des’emparer de ces deux points. Lesmoyens prescrits étaient ter-ribles, mais ainsi le voulait le salut de l’armée et de l’empire.

Le maréchal Davout, placé sous les murs de Presbourg Attaque du ma-

* rtfchal Davout

dès les derniers jours de mai, commença par attaquer avec contre ,a tète du

' «ii pont ^ p rt , s .

la division Gudin les retranchements d’Engerau, qui servaient ho “ r *-à couvrir un pont de bateaux jeté devant Presbourg, et ap-puyé sur plusieurs lies. Ces retranchements se composaientd’épaulements en terre, liés au village d’Engerau, et défenduspar une nombreuse artillerie. Le maréchal Davout les fitaborder avec la vigueur que ses soldats déployaient en touteoccasion. Mais les Autrichiens, qui appréciaient, l’impor-tance de la position qu’ils défendaient la disputèrent avecune égale énergie. Ils perdirent 15 ou 1,800 hommes, etnous 800 devant cette simple tête de pont. Les ouvra-ges enlevés, le maréchal Davoutse trouvait au bord du fleuve.

La partie du pont qui aboutissait de notre côté avaitété repliée,mais les portions restantes étaient établies entre des îles re-tranchées; qu’il eût fallu conquérir l’une après l’autre, ce quiaurait exigé une opération des plus difficiles et des plus (on-