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[Vol. 6.]
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WAGRAM.

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droite avec le centre, devaient s’avancer sur Aderklaa, ets’y joindre avec une partie du corps de Bellegarde, des-cendu à cet effet du plateau de Wagram. Ce mouvementune fois prononcé, la gauche, composée des corps de Ilohen-zollern et de Rosenberg, avait ordre de descendre à son toursur Baumersdorf et sur Neusiedel, de franchir le Russbach,d’enlever les villages de Grosshofen et de Glinzendorf qu’oc-cupait le maréchal Davout, et de compléter ainsi cette doublemanœuvre de flanc et de front, qui d’après le généralissimedevait amener le refoulement des Français dans le Danube.

Dans ce plan, on ne sait pourquoi le corps du prince deReuss, qui était contre le Danube même, plus près de cefleuve que que le corps de Klenau, et qui terminait près deStamersdorf l’aile droite^des Autrichiens, n’avait pas ordrede concourir aux opérations de cette aile, et de rendre ainsiplus irrésistible l’attaque qu’elle était chargée d’exécuter. Lebesoin d’observer le débouché de Vienne n’était pas assezgrand pour paralyser un corps tout entier, car il était évidentpar le passage des Français à travers Me de Lobau qu’ilsn’en méditaient pas un autre ailleurs. Enfin il aurait falluque les ordres fussent calculés sous le rapport de la distanceet du temps, de manière à faire agir chaque corps au mo-ment opportun, et que la gauche, par exemple, qui à causede sa proximité allait recevoir les ordres du généralissimebien avant la droite, ne se mit en mouvement que lorsquecelle-ci aurait produit parmi les Français l’ébranlement deflanc qui permettrait de les attaquer de front avec succès.Mais il n’y a que les esprits nets qui, en toutes choses, guerre,administration ou gouvernement, sachent se faire compren-dre et obéir.

Les ordres du généralissime expédiés de Wagram dans lanuit parvinrent en moins d’une heure à la gauche, c’est-à-dire aux corps de Hohenzollern et de Rosenberg, qui étaientaune lieue, entre Wagram et Neusiedel, et exigèrent plus

Juillet 1809.

Defaut de préci-sion dans lesordres de l’ar-chiduc Charles.

qui amène unmalentendu dansleur exécution.