WAGKAM.
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génie, mais qui, en durant, pourrait provoquer le soulève- Juillet iss.ment de l’Allemagne, entraîner même les Russes peu dispo-sés à laisser détruire la maison d’Autriche, et embraser ainsile continent tout entier. Napoléon, sentant confusément qu’ilavait déjà fort abusé de la fortune, espérant que cette nou-velle leçon empêcherait désormais l’Autriche de le troublerdans sa lutte avec l’Espagne et l’Angleterre, voyant aprèsl’Autriche vaincue l’Espagne facile à soumettre, et la paixgénérale couronnant ses immenses travaux, tandis que si aucontraire il poussait les hostilités à outrance, jusqu’à la des-truction par exemple de la maison d’Autriche, il amèneraitprobablement les Russes à se mêler de la querelle, et s’attire-rait une guerre universelle, qui pourrait devenir le termede sa grandeur, Napoléon, tout à la fois satisfait et fatigué,s’écria, après avoir entendu ceux que pour la première foisil admettait à donner un avis devant lui : Il y a assez de sangrépandu 1... faisons la paix! —
Il exigea du prince Jean de Liechtenstein la promesse que Soin confié à m.
de Wimpffen et
des plénipotentiares seraient envoyés sur-le-champ pour né- g u ^"*3'eocier, et laissa Berthier pour la France, M. de Wimpffen P. uler con J>'pour l’Autriche, stipuler sur le terrain du combat les condi- tice demand «-tions d’un armistice.
Tandis que les chefs d’état-major des deux armées discu-taient ces conditions, on dépêcha le colonel Marbot et le gé-néral d’Aspre aux avant-postes, pour faire cesser les hostili-tés. Ils arrivèrent entre Schallersdorf et Znaïm au momentoù les troupes de Masséna étaient aux prises avec les grena-diers autrichiens. L’acharnement était tel que les cris millefois répétés de Paix! Paix! Ne tirez plus! ne suffirent pointpour séparer les combattants. Le colonel Marbot et le générald’Aspre furent même légèrement blessés daus leurs effortspour arrêter le combat. Ils y parvinrent enfin, et un profondsilence, interrompu seulement par la joie des vainqueurs,succéda à une affreuse canonnade. Cette journée nous coûta,