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LIVRE XXXV.
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juillet 1809. tant au corps du général Marmont qu’à celui du maréchal
Masséna, environ 2 mille morts et blessés; mais elle en coûtaplus de 3 mille aux Autrichiens, avec 5 à 6 mille prisonniers.C’était une dernière victoire qui couronnait dignement cettegrande et belle campagne.
iwsumd «te ia Entré en action à la fin d’avril avec des troupes formées à
campagne de 1
1809 en Autriche. p e ; ne e t enC0 re éparses, contre l’archiduc Charles qui mar-
chait avec une armée organisée de longue main et déjà réunie,Napoléon avait réussi en quelques jours à compléter la sienne,à la rallier, à la concentrer devant l’ennemi, à couper endeux celle de l’archiduc Charles, et à la jeter partie en Bo-hême, partie en Basse-Autriche. Tel avait été le premieracte de la campagne, terminé, comme on s’en souvient, de-vant Ratisbonne. Poursuivant ensuite jusqu’à Vienne lesAutrichiens dispersés sur les deux rives du Danube, Napo-léon avait marché si vite, et si sûrement, qu’il n’avait jamaispermis leur ralliement avant Vienne, et était entré dans cettecapitale un mois après l’ouverture de la campagne, réparantainsi les revers de l’armée d’Italie, et arrêtant à leur originetous les projets d’insurger le continent contre la France.Voulant franchir le Danube pour terminer la guerre par unebataille décisive, et ayant été interrompu dans son opérationpar une crue subite du fleuve, il avait, dans les deux jour-nées d’Essling, soutenu par des prodiges d’énergie l’entre-prise si dangereuse de combattre avec un fleuve à dos, grâceà la pensée admirable de choisir l’ile de Lobau comme ter-rain de passage, Repassé sur la rive droite, il avait imaginéde magnifiques travaux pour annuler presque entièrementl’obstacle qui le séparait des Autrichiens, amené à lui les ar-mées d’Italie et de Dalmatie, concentré ainsi toutes ses forcespour une lutte décisive, et alors, opérant en quelques heuresle miracle de traverser en présence de l’ennemi un largefleuve avec 150 mille hommes et 500 bouches à feu, il venait,dans l’une des plus grandes batailles des siècles, de terminer