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[Vol. 6.]
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cette quatrième guerre d’Autriche, guerre non moins mémo- Juillet ta»,rable que toutes celles qu’il avait dirigées, et dans laquelle legénie surmontant ses propres fautes avait suppléé par desmerveilles d’industrie et de persévérance à toutes les ressour-I ces qu’une politique insensée faisait défaillir autour de lui :guerre pendant laquelle les avertissements de la fortune s’é-taient renouvelés encore une fois, comme pour prémunir legrand capitaine contre les erreurs du politique imprudent etfollement ambitieux !

I Napoléon, dans la stipulation des termes de l’armistice, soin de Kapo-

4 1 léon pour «ssu-

1 veilla surtout à bien assurer sa position militaire pour le cas rer . «» position

j 1 A militaire dans le

1 d’une reprise d’hostilités, si cette reprise devait résulter del’impossibilité do s’entendre sur les conditions de la paix. Ilexigea d’abord qu’on lui laissât occuper d’une manière per-) manente toutes les provinces qu’il avait seulement traversées

j avec ses troupes : c’étaient la Haute et la Basse-Autriche, la

1 moitié de la Moravie consistant dans les districts de Znaïm etdo Brünn, la partie de la Hongrie qui s’étend de la Raab àVienne, la Styrie, la Carinthie, une portion de la Carniolenécessaire pour communiquer avec la Dalmatie et l’Italie. Dela sorte la ligne de séparation entre les armées belligérantesdevait passer par Lintz, Krems, Znaïm, Brünn, Goding, Pres-bourg, Raab, Griilz, Laybach et Trieste. (Voir la carte n° 28.) Enoutre, comme appui de cette ligne, la citadelle de Brünn, la villede Presbourg, les places de Raab, de Gratz et de Laybach, du-rent lui être ou laissées, ou livrées immédiatement. Napoléonoccupait ainsi plus d’un tiers de l’empire d’Autriche. Établi aucentre de cet empire, appuyé sur la capitale et les principalesplaces, il pouvait, dans le cas d’hostilités prolongées, partir deVienne, comme base d’opération, et pousser ses conquêtes jus-qu’au fond des provinces les plus reculées. Il accorda un moispour la durée de l’armistice, et stipula l’obligation, en cas derupture, de se prévenir quinze jours d’avance. Un mois suffisait,pour les négociations si véritablement on voulait s’entendre,