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[Vol. 6.]
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LIVRE XXXV,

Juillet 1809.

Signature de l’ar-mistice de Znaïmle 12 juillet.

Retour de Napo-léon à Schœii-hrunn, et sesefforts pour ren-forcerses armeespendant ( armis-tice.

Distribution etcampement destroupes pendantla dure'e de l’ar-mistice de Znaïm.

et pour l’arrivée des renforts mandés de France si on ne levoulait pas. Quelque dures que fussent les conditions de cetarmistice, les troupes de l’archiduc étaient dans une situationtrop fâcheuse, pour qu’on ne préférât pas tout à la continua-tion des hostilités. L’avis unanime dans l’état-major autrichienfut de céder, et on céda. M. de Wimpffen, au nom du géné-ralissime, le major général Berthier, au nom de Napoléon,donnèrent leur signature. La grande armée autrichienneavait bravement combattu, et, malgré ses malheurs, elle pou-vait se dire qu’elle avait plutôt relevé que laissé déchoir lapuissance autrichienne, bien qu’il fallût s’attendre à de cruelssacrifices, si on voulait obtenir la paix d’un vainqueur juste-ment enorgueilli de ses avantages.

L’armistice fut signé à Znaïm le 11 à minuit, et dut porterla date du 12 juillet. Napoléon, après avoir reçu les compli-ments de l’archiduc Charles et lui avoir fait porter les siens,après s’être fait promettre par le vaillant prince Jean Lich-tenstein qu’on imposerait silence en Autriche au parti de laguerre, et qu’on enverrait promptement des négociateurs àVienne, partit pour Schœnbrunn, afin d’employer toutes lesressources soit pour avoir la paix, soit pour terminer laguerre par un dernier effort, court et décisif. On pouvait dansle courant du mois d’août, avoir ou fini de négocier, ou réunitous les moyens de recommencer en septembre une dernièrecampagne, qui mettrait fin à l’existence de la maison d’Au-triche. Napoléon ordonna donc de nouveaux préparatifs, commes’il n’avait rien fait encore, et comme s’il avait eu, non pas des vic-toires à exploiter diplomatiquement, mais des échecs à réparer.

D’abord il répartit ses troupes entre Vienne et le cercletracé par l’armistice, de manière à y vivre largement, et àpouvoir se concentrer rapidement sur l’un des points quel-conques de ce cercle. Il plaça le général Marmont à Krems,ce qui devait le ramener en Carinthie par Saint-Polten, quandil faudrait rentrer en Dalmatie ; le maréchal Masséna à Znaïm