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[Vol. 6.]
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LIVRE XXXVI.

Sir Arthur Wellesley, débarqué aux environs de Lisbonne, amène une nou-velle armée devant Oporto. — Gràee aux intelligences pratiquées dans laplace, il surprend Oporto en plein jour. — Le maréchal Soult obligé des’enfuir en sacrifiant son artillerie. — Retraite sur la Galicie. — Entre-vue à Lugo des maréchaux Ney et Soult. — Plan concerté entre ces deuxmaréchanx, lequel reste sans exécution par le mouvement du maréchalSoult sur Zamora. — Funeste division entre ces deux maréchaux. —Ordre expédié de Scboenbrunn, avant la connaissance des événementsd’Oporto, pour réunir dans la main du maréchal Soult les trois corps desmaréchaux Ney, Mortier et Soult. — Conséquences imprévues de cetordre. — Le maréchal Soult il Salamanque forme un projet de campagnebasé sur la supposition de l’inaction des Anglais jusqu’au mois de sep-tembre. — Cette supposition est bientôt dementie par l’événement. —Sir Arthur Wellesley, après avoir expulsé les Français du Portugal, sereplie sur Abrantès. — II se concerte avec don Gre'gorio de la Cuesta etVénégas pour agir sur le 'Page. — Sa marche en juin et juillet vers Pla-sencia, et son arrivée devant Talavera. — Le roi Joseph, qui avait ramenéle maréchal Victor dans la vallée du Tage, se joint à lui avec le corps dugénéral Sebastiani et une réserve tirée de Madrid, en ordonnant au maré-chal Soult de déboucher par Plasencia sur les derrières des Anglais. —Joseph les attaque trop tôt, et sans assez d’ensemble. — Bataille indécisede Talavera livrée le 28 juillet. — Mouvement rétrograde sur Madrid. —Apparition tardive du maréchal Sonlt sur les derrières de sir Arthur Wel-lesley. — Retraite précipitée de l’armée anglaise en Andalousie, aprèsavoir abandonné ses malades et ses blessés. — Caractère des événementsd’Espagne pendant la campagne de 1809. — Déplaisir de Napoléon de cequ’on n’a pas tiré meilleur parti des vastes moyens réunis dans la Pénin-sule, et importance qu'il attache à ces événements, à cause des négocia-tions d’Altenbourg. — F.lTorts des Anglais pour apporter aux négociateursautrichiens le secours d’une grande expédition sur le continent. — Projetde détruire sur les rades les armements maritimes préparés par Napoléon.

— Expédition de Rochcfort. — Prodigieuse quantité de brûlots lancés àla fois contre l’escadre de l’ile d’Aix. — Quatre vaisseaux et une frégate,échoués sur les rochers des Pâlies, sont brûlés par l’ennemi. — AprèsRochefort les Anglais tournent leurs forces navales contre l’établissementd’Anvers, dans l’espérance de le trouver dénué de tout moyen de défense.

— Quarante vaisseaux, trente-huit frégates, quatre cent transports, jettentquarante-cinq mille hommes aux bouches de l’Escaut. — Descente desAnglais dans file de AValcheren et siège de Flessingue. — L’escadre fran-çaise parvient à se retirer sur Anvers, et à s’y mettre à l’abri de toutdanger. — Manière de considérer l’expédition anglaise à Paris et àSchoenbrunn. — Napoléon prévoyant que la fièvre sera la plus redoutableadversaire des Anglais, ordonne de se couvrir de retranchements, d’amenerderrière ces retranchements les troupes qu’on parviendra à réunir, et dene pas risquer de bataille.— Il prescrit la levée des gardes nationales, etdésigne le maréchal Bernadotte comme général en chef des troupes réuniessous Anvers. ■— Reddition de Flessingue. — Les Anglais ayant perduleur temps à prendre Flessingue, sont informés qu’Anvers est en état dedéfense, et n’osent plus avancer. — La fièvre les attaque avec une violenceextraordinaire, et les oblige à se retirer après des pertes énormes.— Joiede Napoléon en apprenant ce résultat, surtout à cause des négociationsentamées à Altenbourg.

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