TALAVERA ET WALCHEREN.
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Ce n’est pas seulement sur les bords de la Brave, de la Fev - lfoÿ -Raab, du Danube et de la Vistule, que les Français répandaient Suite
des
leur sang pendant cette année 1809, c’était aussi sur les bords «ornements
, ,J x militaires en
de l’Ebre, du Tage, du Douro, sur les bords môme de l’Escaut, Espagne,et sur la plupart des mers du globe. Partout, et presque si-multanémant, on les voyait prodiguer leur vie dans cette hor-rible lutte, engagée entre les plus ambitieux des hommes etla plus vindicative des nations. Tandis qu’avec des soldatspresque enfants Napoléon terminait en trois mois la guerred’Autriche, ses généraux, privés de direction, n’obtenant delui qu’une attention distraite, et malheureusement divisés entreeux, ne pouvaient avec les premiers soldats du monde venirà bout de quelques bandes indisciplinées, et d’une poignéed’Anglais sagement conduits. La guerre d’Espagne s’éterni-sait ainsi au détriment de notre puissance , quelquefois mêmede notre gloire, et à la confusion de la dynastie impériale.
Napoléon, qui avait fait exécuter à ses troupes d’Espagneune campagne d’hiver, qui leur avait fait livrer en décembreet janvier les batailles d’Espinosa, de Burgos, de Tudela, deMolins-del-Rey, de la Corogne et d'Uclès, avait voulu qu’onleur accordât un ou deux mois de repos, temps nécessaire àla santé des hommes et à la réparation du matériel, et quepartant ensuite des points qu’elles avaient conquis on les di-rigeât sur le midi de la Péninsule, pour en achever la sou-mission depuis Lisbonne jusqu’à Cadix, de Cadix jusqu’àValence. Le plan qu’il avait laissé en quittant Valladolid pourse rendre en Autriche, et qui, tout bien conçu qu’il était, nepouvait remplacer un bon général en chef, a été précédem-ment exposé; mais il faut le rappeler brièvement ici pourl’intelligence des opérations de 1809.
Le maréchal Soult avec les divisions Merle, Mermet, Delà- de campagneborde, Heudelet, les dragons Lorge et Lahoussaye, la cavalerie par JNapoltfonlégère de Franceschi, comprenant dix-sept régiments d’infan- |es opérations
militaires
terie, dix de cavalerie, et un parc de 58 bouches à feu, devait, ,le i» 9 " ëe
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