TAL AVERA ET WALCHEREN.
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recevoir les Français. On ne pouvait du reste rien faire qui Mars 1809.leur fût plus favorable, qui convînt mieux à leurs goûts et àleurs intérêts.
Le maréchal Victor, maître de Medellin où il était entré sans Position de t’-.r
mée espagnole
difficulté, avait la possession assurée de la Guadiana, et pou- „ et de.i’armde
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vait sans inconvénient se porter au delà. Ayant franchi ce de M e,,e|li ''fleuve le 28 mars au matin, il découvrit bientôt sur sa gauchel’armée espagnole cachée en partie par la forme du terrain,et paraissant plutôt disposée à avancer qu’à reculer. Il s’enréjouit fort, et il résolut d’aller sur-le-champ à elle. Pour lajoindre, il fallait franchir le torrent de l'Ortigosa, qui vient sejeter dans la Guadiana un peu au-dessus de Medellin. Le ma-réchal Victor n’hésita point, et passa l’Ortigosa avec les deuxtiers de son armée. 11 laissa au pont de l’Ortigosa, en deçàde ce torrent, la division de Ruffin, pour faire face à un fortdétachement qui se montrait de ce côté, et se porta en avantavec Lasalle, les Allemands, ce qui restait les dragons de La-tour-Maubourg, l’artillerie, la division Villatte, le tout formantenviron 12 mille hommes. L’Ortigosa franchi, on découvraitun plateau fort étendu, qui, assez relevé à notre droite, s’abais-sait vers notre gauche, et allait finir en plaine près de donBenito. On n’apercevait que le bord môme du plateau, et lapartie de l’armée espagnole qui le couronnait. Le reste étaitcaché par la déclivité du terrain. Le maréchal Victor fit promp-tement ses dispositions.
Il lança à droite, pour gravir le bord du plateau, Latour-Maubourg, deux bataillons allemands et dix bouches à feu, enles faisant appuyer par le 94 e de ligne de la division Villatte.
Ces troupes devaient enlever le plateau, et culbuter la portionde l’armée espagnole qu’on y apercevait. A gauche où le ter-rain s’abaissait jusqu’à don Benito, et où l’on apercevait aussides masses espagnoles fort épaisses, le maréchal se contentade diriger Lasalle avec sa cavalerie légère, et les deux batail-lons allemands qui lui restaient. Au centre il rangea en
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