TA L AVERA ET WALCHEKEN.
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renversa en se retirant. Gregorio de la Cuesta, qui étaitplus orgueilleux qu’habile, mais qui avait une bravoure égaleà son orgueil, se jeta au milieu de ses troupes, et fit des vainsefforts pour les reteuir sur le champ de bataille. Les cinqescadrons de Latour-Maubourg culbutant tout devant eux,mirent en fuite l’infanterie comme la cavalerie, et, poussantla gauche des Espagnols sur la déclivité du terrain , la menè-rent battant jusqu’à don Benilo. Le brave Latour-Maubourgsachant qu’on n’avait de résultats avec les Espagnols qu’enles joignant à la pointe du sabre, s’acharna à leur poursuite,soutenu par le 94 e de ligne, qu’on lui avait donné pourappui.
Mais si tout était fini à droite, au point de n’avoir plus unseul ennemi devant soi, il n’en était pas ainsi au centre età gauche : la position môme y devenait critique. Tandis quela gauche des Espagnols s’enfuyait à toutes jambes, leur cen-tre et leur droite, forts de 27 à 28 mille hommes au moins,s’avançaient en masse contre les trois ou quatre mille hommesde Lasalle, qui consistaient, comme nous venons de le dire,en quelques régiments de cavalerie légère, et en deux batail-lons d’infanterie allemande. Lasalle, se comportant avec au-tant de sang-froid que d’intelligence, arrêtait par des chargesexécutées à propos les détachements de l’infanterie espagnolequi se montraient plus hardis que les autres, et ralentissaitainsi le mouvement de la masse. Mais les Espagnols, auda-cieux comme ils avaient coutume de l’être lorsqu’ils se croyaientvictorieux, marchaient résolument, poussant des cris, mena-çant d’une destruction certaine la poignée de Français qu’ilsavaient devant eux, et tenant pour infaillible la perte de notrearmée s’ils parvenaient à se rendre maîtres de la Guadiana.Bien qu’une telle espérance fût fort présomptueuse, puisquenous avions toute la division Ruffin en arrière pour garder laligne de l’Ortigosa et la ville de Medellin, néanmoins on pou-vait perdre la bataille, si on ne se hâtait de prendre une
Mars 1809.
Dangerde Lasalleexpose’ seul à ladroite desEspagnols.