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LIVRE XXXVI.
Juin 1809. Sanabria et Zamora. Ils convinrent que le maréchal Soult,qui était à Lugo, descendrait par la vallée duMinho sur Mont-forte de Lemos, Orense et Ribadavia, jusqu’à ce qu’il eût jointet détruit le marquis deLaRomana; que le maréchal Ney,protégé sur son flanc gauche par ce mouvement, ferait évacuerSaint-Jacques-de-Compostel, et se porterait ensuite sur le lit-toral pour y attaquer les redoutables ouvrages élevés à Vigopar les Anglais et les Espagnols. Le maréchal Soult ayantpar la destruction du marquis de La Romana rendu praticablel’opération très-ardue que le maréchal Ney devait essayer surVigo, pourrait alors remonter par le val d’Ores sur Puebla deSanabria et Zamora. Les deux maréchaux, après avoir signéces arrangements à Lugo le 29 mai, se séparèrent pour com-mencer le plus tôt possible les opérations qu’ils avaientrésolues.
.Marche du ma- Le maréchal Soult quitta Lugo le 2 juin, après avoir fait
reclial Soult à
Mnntforte. tous ses préparatifs pour une marche vers Zamora, et s’avançasur Montforte, d’où le marquis de La Romana s’enfuit en des-cendant sur Orense. Arrivé le 5 à Montforte, le maréchalSoult s’arrêta, et au lieu de continuer à descendre la valléedu Minho jusqu’à Orense, comme il en était convenu avec lemaréchal Ney, il dirigea ses reconnaissances sur le cours su-périeur du Sil, l’un des affluents du Minho, vers Puebla deSanabria et Zamora. Ce n’était point là le chemin d’Orense.Toutefois il séjourna à Montforte, dans une sorte d’immobilité.
Le maréchal Ney, parti de son côté des environs de la Co-^re'cîm Ney sur' ro g ne avec ^ 8 bataillons, se porta sur Saint-Jacques-de-Com-Vl8 ° - postel, que les insurgés évacuèrent à son approche. Le 7juin, il se rendit à Pontevedra sur le bord de la -mer. (Voirla carte n° 43.) Pour arriver à Vigo, il fallait côtoyer unefoule des petits golfes, couverts des canonnières anglaises, etdéfilersous leur feu. Il n’y avait pas là de quoi arrêter l’intré-pide maréchal. Mais arrivé près de Vigo il rencontra une po-pofiuondevîgo, sition que la nature et l’art avaient rendue formidable. I!