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[Vol. 6.]
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LIVRE XXXVI.

Juillet 1809.

Engagement decavalerie dans levallon, et des-truction du 13ede dragonsanglais.

Mort du généralLapisse au cen-tre, et mouve-ment rétrogradede sa divisionpar suite decette mort.

sur lui avec fureur. Sa brigade de droite, commandée par legénéral Rey, et composée des 28 e et 32 e , leur tint tète, et lesrepoussa. La brigade de gauche, commandée par le généralBelair, fut assaillie à la fois par les Espagnols et par les An-glais, mais elle ne se montra pas moins ferme que celle dugénéral Rey, et comme elle, tint tête à une multitude d’en-nemis. Le 75 e et le 58 e arrêtèrent les charges de la cavale-rie espagnole, pendant que les Allemands de Levai s’avan-çaient de nouveau en plusieurs carrés. De ce côté, comme ducôté de la division Lapisse, on gagnait lentement du terrain.Tandis que ces événements se passaient à gauche et au centre,à droite en face du fameux mamelon, l’artillerie, continuant detirer par-dessus le ravin, produisait un effet meurtrier sur ladivision Hill; le général Villatte attendait toujours dans le fonddu ravin le signal de l’attaque, et la division Ruffîn cheminaitdans le vallon sur la gauche des Anglais. Dans ce moment-la cavalerie portugaise d’Albuquerque, jointe à la cavalerieanglaise, voulut barrer le chemin du vallon à la division Ruf-fin, et se porta sur elle au galop. Cette division, voyant venirla charge, se rangea pour la laisser passer, et la cavalerieanglo-portugaise, lancée à toute bride, reçut ainsi le feu deRuffin et de Villatte. Une partie rebroussa chemin; mais le13 e des dragons anglais, emporté par ses chevaux, ne putrevenir. La brigade de cavalerie légère du général Strolz,manœuvrant habilement, attendit qu’il eût passé, puis sejeta à sa suite, et le chargea en flanc et en queue, pendant queles lanciers polonais et les chevaux-légers westphaliens l’at-taquaient en tête. Ce malheureux régiment, enveloppé detoutes parts, fut sabré ou pris en entier.

Tel était l’état des choses vers notre droite, lorsqu’au cen-tre le général Lapisse, qui conduisait sa division en personne,et avait déjà gravi les hauteurs occupées par l’ennemi, à latête du 16 e léger, fut tué d’un coup de feu. Cette mort pro-duisit une sorte d’ébranlement dans sa division, qui, chargée