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[Vol. 6.]
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TAL AVER A ET WALCHEREN.

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aussitôt par les troupes de Sherbrooke, fut ramenée en ar-rière. Le maréchal Victor, averti de cet incident, partit augalop , et vint sous le feu rallier ses troupes, et les reporteren ligne. Mais l’ennemi, insistant pour conserver ce premiersuccès , se jeta en masse sur la division Lapisse. Au mêmeinstant le corps du général Sébastiani, découvert par le mou-vement rétrograde de la division Lapisse, fut vivement assaillisur sa droite. Les 28 e et 32 e , se conduisant avec leur bra-voure accoutumée, tirent ferme sous les ordres du généralRey, et ne cédèrent que ce qu’il fallait de terrain pour se re-remettre en ligne avec les troupes qui venaient de ré-trograder.

C’était le moment de redoubler d’énergie, de porter la ré-serve au secours des divisions Lapisse et Sébastiani, et dejeter enfin les deux brigades du général Villatte sur le mame-lon que Ruffin était parvenu à déborder. Tout en effet don-nait lieu d’espérer la Victoire. Les Anglais , mitraillés parnos batteries du plateau, paraissaient ébranlés; leur artillerieétait démontée, et leur feu presque éteint. Un effort simul-tané et vigoureux tenté alors devait vaincre leur ténacitéordinaire. Mais Joseph, qui, tout en se laissant entraîner parle chaleur du maréchal Victor, avait été fort sensible auxréflexions du maréchal Jourdan, voyant la journée avancéeet la victoire encore douteuse, voulut suspendre l’action, saufà recommencer le lendemain. Ce n’était assurément pas lecas de se décourager, car on allait l’emporter. Mais n’ayantni l’habitude ni la ténacité du champ de bataille, il fit contre-mander l’attaque. Il était cinq heures à peu près, et au moisde juillet on pouvait compter sur plusieurs heures de jourpour terminer la bataille. Le maréchal Victor accourut aus-sitôt, fit valoir la certitude du succès, si Ruffin, qui avait pé-nétré dans le vallon à la hauteur convenable, attaquait lesAnglais par derrière, tandis que Villatte les attaquerait defront; il allégua l’ébranlement visible de l’ennemi, et toutes

Juillet 1809.

Joseph voyantl'action se pro-longer, suspendla bataille aumoment où onallait la gagner.

Vains efforts dumaréchal Victorpour faire con-tinuer la bataille.