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LIVRE XXXVI.
Ar.at le»», roi lui en amenait 5 mille. Le 11 au matin, il fit assaillir parla division Levai la gauche de Vénégas. Les Polonais gravi-rent les premiers la colline qu’occupaient les Espagnols. Vé-négas jeta sur eux une partie de sa réserve. Mais les Alle-mands venus au secours des Polonais, résistèrent au choc, etenlevèrent la gauche des Espagnols, pendant que les quatrerégiments français de la division Sébastiani, les 28 e , 32 e , 58 eet 75 e , abordaient leur centre et leur droite, suivis de la bri-gade Godinot qui appartenait à la division Dessoles. Toutfut emporté, et les Espagnols se virent forcés de se repliervers le château d’Almonacid. On aurait pu tourner cetteposition. Mais les vieux régiments de Sébastiani et Dessolesne voulaient pas qu’on leur épargnât les difficultés. Ils gravi-rent sous le feu de positions presque inaccessibles, et ache-vèrent de mettre en déroute ce qui restait d’ennemis. Ontua ou blessa trois à quatre mille hommes aux Espagnols.On leur fit un nombre à peu près égal de prisonniers, et onleur prit 16 bouches à feu. Les Français, à cause des posi-tions attaquées, perdirent plus de monde que de coutume.Ils eurent plus de 300 tués, st environ 2,000 blessés.
Rentrée <ie L’armée anglaise étant en retraite sur Badaioz, l’armée de
Joseph dans
Madrid, la Cuesta obligée de la suivre, celle de Vénégas tout à faitdispersée, Joseph n’avait plus qu’à retourner à Madrid. Il yrentra après avoir envoyé le maréchal Victor dans la Manche,et laissé le général Sébastiani à Aranjuez. Il y paraissait entriomphateur aux yeux des Espagnols, car Gregorio de laCuesta, Vénégas, sir Arthur Wellesley (celui-ci avec plus deréserve, comme il convenait à son grand mérite), avaient an-noncé leur prochaine entrée dans Madrid, et la délivrance del’Espagne. Loin de pouvoir réaliser ces pompeuses promes-ses , ils se retiraient les uns et les autres sur la Guadiana, lesAnglais dégouragés, les Espagnols non pas découragés, maisdispersés. Joseph pouvait donc se montrer à sa capitale avectoutes les apparences de la victoire. Ce n’était que pour les