TALAVERA ET WALCHEREN.
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dans des cas d’urgence, et avec des probabilités de succès Août ta»,presque certaines. Du reste, rien n’était plus triste que leslettres qu’il écrivait à son gouvernement ’.
En se séparant des généraux espagnols, il leur avait fortconseillé de ne pas se hasarder à livrer bataille, de se bornerà défendre le pays montagneux de l’Estrémadure entre leTage et la Guadiana, barrière derrière laquelle ils pourraientse réorganiser, et recevoir même le concours de l’armée bri-tannique, s’ils méritaient que ce concours leur fût continué.
Mais ils étaient peu capables d’apprécier et de suivre d’aussisages conseils.
Le premier d’entre eux qui aurait dû en faire usage était Bataille d'Aimo
nacid, et disper
Vénégas, qui s’était dirigé sur Madrid pendant que sir Arthur tfon /“ corpsWellesley et de la Cuesta se réunissaient à Talavera, et n<f 6 a9 -contre lequel Joseph et le général Sébastiani marchaient ence moment, en remontant sur Tolède. Après avoir pousséquelques partis au delà du Tage, il s’était promptement re-plié en deçà, en apprenant le retour de l’armée française, etil s’était arrêté à Almonacid, vis-à-vis de Tolède, dans uneforte position, où il croyait être en mesure avec 30 mille hom-mes de braver les forces que Joseph pouvait diriger contrelui. 11 eût mieux fait assurément de suivre les conseils desir Arthur Wellesley; mais il n’en tint compte, et résolut d’at-tendre les Français sur les hauteurs d’Almonacid.
11 avait sa gauche établie sur une colline élevée, son centresur un plateau, sa droite sur les hauteurs escarpées d’Almo-nacid, dominées elles-mêmes par une auti'e position plusescarpée, au-dessus de laquelle on apercevait un vieux châ-teau des Maures. Le général Sébastiani, devançant le roi Je-seph, s’était porté par le pont de Tolède en face de Vénégas,et était arrivé devant lui le 10 août au soir. Après les pertesde Talavera, il comptait tout au plus 15 mille hommes. Le
1 On trouvera ces lettres à la fin du volume, avec les pièces relatives àla bataille de Talavera.