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LIVRE XXXVI.
Juillet 1809.
Apparition auxbouches de l’Es-caut le 29juillet.
la possession des deux îles qui forment l’entrée de l’Escautoccidental, on s’y engagerait avec le gros de l’expédition sousles ordres du contre-amiral Keates, des lieutenants générauxJohnllope, Rosslyn, Grosvenor, des deux chefs principaux JohnStrachan et lordChatham. Ils devaient débarquer près deSant-vliet avec 25 mille hommes, et s’acheminer ensuite sur Anvers.
Tel était le plan définitivement adopté au moment du dé-part. Vers le 25 juillet la plus grande partie de l’expéditionétait sous voile à Portsmouth, à Harwich, à Douvres, aux Du-nes. Le reste devait s’embarquer successivement et rallierl’expédition. Vers le 29 on se trouva en vue des basses ter-res de l’Escaut. Mais un vent dangereux qui pouvait fairechavirer les embarcations, ou les briser à la côte lorsqu’onvoudrait descendre les troupes, empêcha de débarquer sur-le-champ. Les deux divisions qui devaient se diriger, l’une surl’ile de Walohcren au nord de l’embouchure, de l’Escaut occiden-tal, l’autre sur l’île de Cadzand au sud de cette même embouchure,stationnèrent devant ces deux îles en tenant la mer de leur mieux,malgré un temps assez difficile. La colonne principale, qui, sousle contre-amiral Keates et sir John Ilope, devait s’emboucherhardiment dans l’Escaut pour le remonter, attendit égalementsous voile des circonstances de mer plus favorables.
Mais le vent ne changeant pas, et un renseignement inat-tendu ayant appris que la flotte française au lieu d’étre re-montée sur Anvers se trouvait encore ô Flessingue, on modi-fia le plan arrêté au départ. D’abord pour parer au mauvaistemps on résolut de contourner l’ile de Walcheren en s’élevantau nord, ce qui conduisait à l’entrée de l’Escaut oriental, devenir par la passe du Roompot, dans le bras intérieur duWeere-Gat (voir la carte n° 51), et d’y débarquer les troupesà l’abri du ressac qui menaçait d’engloutir les embarcationssi on essayait de débarquer en dehors. Tenant compte enoutre du renseignement obtenu relativement à la flotte , onregarda comme dangereux de l’attaquer au milieu des