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LIVRE XXXVI.
juillet 1809 . i es quelques centaines d’hommes dont il pouvait disposer toutde suite, et par organiser quelques pièces d’artillerie de cam-pagne. Puis deux quatrièmes bataillons, l’un du 65 e , l’autredu 48 e lui ayant été envoyés, il s’était mis à leur tête le longdu rivage, prêt à se jeter sur les premières troupes ennemiesqui débarqueraient.
Ces dispositions, prises avec promptitude et résolution,étaient parfaitement visibles de la haute mer, car le sol neprésentait qu’une plaine basse et unie , comme la mer elle-même , et elles pouvaient faire supposer qu’un corps consi-dérable de troupes se trouvait en arrière. Le commodoreOwen, et le marquis de Huntley, qui commandaient les forcesdestinées à l’ile de Cadzand , apercevant de la passe de Vie-lingen, où ils luttaient contre le mauvais temps, les troupesdu général Rousseau, n’osèrent point descendre. Ils voyaientdouze ou quinze cents hommes qu’ils prenaient pour trois ouquatre mille, et n’ayaut des chaloupes que pour débarquer700 hommes à la fois, ils craignirent d’être jetés à la mer s’ilsse risquaient à mettre pied à terre. Si en ce moment l’ami-ral Strachan et lord Ghatham eussent porté vers l’ile de Cad-zand toutes les forces et toutes les moyens de débarquementemployés sans utilité dans l’Escaut oriental, ils y auraient pé-nétré infailliblement, se seraient emparés de toutes les batte-ries de la gauche de l’Escaut, et seraient arrivés sur la têtede Flandre, faubourg d’Anvers, avant tout secours. Ileureu-sementiln’enfutpointainsi. Le commodore Owen,lemarquisdeHuntley, intimidés par l’altitude du général Rousseau, deman-dèrent au contre-amiral Gardner, qui commandait la divisiondes vaisseaux de ligne dans la grande passe du Deurloo, deleur envoyer des embarcations dont il pourrait disposer afinde débarquer plus de monde à la fois ; mais celui-ci en avaitbesoin pour les opérations ultérieures dont il était chargé,d’ailleurs le gros temps l’empêchait de les faire parvenir, etcette attaque de l’île do Cadzand , qui aurait dû réussir, ne