TALAVERA ET WALCHEREN.
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s’exécuta, ni le 29, ni le 30, ni le 31. Les chefs de l’expédi-tion, satisfaits d’avoir pu débarquer à Walcheren, se trouvantfort à leur aise dans l’intérieur de l’Escaut oriental contre lemauvais temps, toujours pleins de l’idée de s’emparer des îlesdu nord et du sud Beveland qui séparent les deux Escaut, etdont la possession permettait de tourner la flotte , rappelèrentà eux le commodore Owen et sir Iluntley, pour les amenerdans l’Escaut oriental. Ils y attirèrent également le reste del’expédition qui venait d’arriver sous les lieutenants générauxGrosvenor et Rosslyn, et remplirent ainsi le bras du Weere-Gat et du Sloé. Ils commencèrent ensuite à débarquer dansles îles du nord et du sud Beveland tout ce qu’ils n’avaientpas débarqué des troupes dans l’île de Walcheren, afin decourir au point de jonction des deux Escaut, c’est-à-dire aufort de Batz, et de tourner ainsi la flotte française, pendantque le reste de l’armée exécuterait le siège de Flessingue.
Heureusement que dans ce premier moment deux hommesénergiques se trouvèrent sur les lieux, le général Rousseau etl’amiral Missiessy. Le général Rousseau, en voyant s’éloignerla division navale qui menaçait l’ile de Cadzand, n’avait pluseu dès lors autant de craintes pour la rive gauche de l’Escaut,et s’était privé sans hésiter des deux bataillons du 65 e et du48 e pour les envoyer par eau de Breskens à Flessingue. Ilfallait traverser l’Escaut occidental, large en cet endroit dequelques centaines de toises, et il fit successivement passertous les détachements qui lui arrivaient, songeant à son voisin,dont il apercevait les périls, plus qu’à lui-même.
De son côté l’amiral Missiessy, qui avait demandé à ne pass’enfermer dans Flessingue, où il aurait péri par les bombeset par la fièvre, couronnait la sagesse de ses conseils par lafermeté et l’habileté de sa conduite. Sa constance à demeu-rer devant Flessingue, sans s’y enfermer, avait déjà suffit pourdonner à l’expédition anglaise un cours différent, et le plusdangereux pour elle, le plus avantageux pour nous, comme
Avril 1809.
La tentative pro-jetée sur l’île deCadzand n’ayantpu être faite,toute l’expédi-lion est dirigéedans l’Escautoriental, afind’assiéger Fles-singue et detourner la flotte
française.
Habile retraitede l'amiral Mis-siess.y, et ren-trée de la flottefrançaise àAnvers.