LE DIVORCE.
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sespérée, de la Russie alarmée et dégoûtée de notre alliance, un Se P f - 18W -soulèvement général. Quant au changement de prince, il n’étaitpas facile d’amener l’empereur François à céder sa place au ducde Wurzbourg, quoiqu’on le dit dégoûté de régner. Il n’étaitpas séant d’ailleurs de faire une telle proposition. Il auraitfallu que l’idée en vînt aux Autrichiens eux-mêmes, par l’es-pérance de s’épargner des sacrifices de territoire. Ainsi lesecond plan ne présentait pas beaucoup plus de chances quele premier. Affaiblir l’Autriche en Gallicie au profit du grand-duché de Varsovie, en Bohême au profit de la Saxe, en hauteAutricheauprofitdelaBavière, enCarinlhie, en Garniole poursefaire une large continuité territoire de l’Italie à la Dalmatie, ets’ouvrir une route de terre vers l’empire turc, était en ce mo- P<-ns* de Na
poleon relative
ment le seul projet praticable. Napoléon résolut donc dedemander le plus possible sous ces divers rapports , de de- paix -mander même plus qu’il ne prétendait d’obtenir, afin de sefaire payer en argent la portion de ses demandes dont il sedépartirait à la fin de la négociation. S’il trouvait la cour deVienne trop récalcitrante, trop fière, trop remplie encore dusentiment de ses forces, alors il sedéciderait à lui porter un der-nier coup, et à reprendre ses projets primitifs de destruction,quoi que pût en penser l’Europe entière, la Russie comprise.)
A l’égard de cette dernière puissance Napoléon entendaitcontinuer à se montrer amical, à tenir la conduite d’un allié,mais sans lui laisser ignorer qu’il s’était aperçu de la tiédeurde son zèle pendant la dernière guerre, et qu’il ne faisait plusfond sur elle pour les cas difficiles. Certain d’ailleurs qu’ellen’était pas disposée à recommencer la guerre avec la France,croyant qu’elle ne s’y s’exposerait point pour améliorer le sortde l’Autriche, il ne voulait la braver que jusqu’où il le faudraitpour affaiblir suffisamment l’Autriche, et priver à jamaisAngleterre de cette alliée. Néanmoins, comme il était tou-jours prêt aux résolutions extrêmes, il était déterminé, si lesdifficultés des négociations l’amenaient à une dernière luttetom. xi. 4 3