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LIVRE XXXVII.

Sept. 1809.

Première réu-nion des pléni-potentiaires àAltenbourg.

M.deChampagnychargé de pro-poser Vuti-pos -sidetis commehase de négo-ciation.

avec l’Autriche, à tout risquer avec tout le monde , afin declore au plus tôt cette longue carrière d’hostilités, que luiavait value l’étendue gigantesque de son ambition. En con-séquence , après avoir gardé un silence long, et même dédai-gneux avec Alexandre, il lui écrivit pour lui faire part de sessuccès, lui annoncer l’ouverture des négociations avec l’Au-triche, et l’inviter à envoyer à Altenbourg un plénipotentiairequi fût muni de ses instructions relativement aux conditionsde la paix. N’indiquant du reste aucune des conditions decette paix , il demanda que ce fût un négociateur ami de l’al-liance, de cette alliance qui avait déjà procuré la Finlande àla Russie, et qui lui promettait la Moldavie et la Valachie.Qu’Alexandre accédât ou non à cette proposition, qu’il envoyâtou non un négociateur à Altenbourg, Napoléon y voyait autantd’avantages que d’inconvénients. Un négociateur russe pou-vait compliquer la négociation; mais aussi, forcé de marcheravec les Français, il engagerait encore une fois sa cour contrel’Autriche, si les hostilités devaient recommencer.

Telles étaient donc les dispositions de Napoléon lorsques’ouvrirent les conférences pour la paix : il avait, comme nousvenons de le dire, avec le désir d’en finir, l’intention dedemander beaucoup plus qu’il ne voulait, afin de se faire payerla différence en contributions de guerre, ce qui était assezjuste, les frais de cette campagne ayant été énormes.

En conséquence, M. de Champagny partit pour Altenbourg,petite ville placée entre Raab et Comorn , à quelques lieuesdu château de Dotis, où l’empereur François s’était retiréaprès la bataille de Wagram. M. de Champagny avait missionde poser pour base de négociation Vnti-possidetis , c’est-à-dire l’abandon à la France du territoire que nos armées occu-paient , en laissant le choix à l’Autriche de reprendre dans ceque nous occupions ce qui serait à sa convenance, pour leremplacer par des concessions équivalentes. Ainsi nousavions Vienne, BrUnn: il était bien évident que nous ne pou-